Et on fait quoi sur ces motos avant de partir… et à quel prix ?

Chacun sa vision, selon ses moyens

Pour partir sur cette virée au long court, nous avons fait le pari de laisser nos motos récentes au garage et de revenir vers des machines simples, légères, plus à notre main que ces belles GS et autres grosses cylindrées. Chacun de nous quatre a fait son choix et je ne peux expliquer que ma vision du sujet. Mon choix ? il s’est fait …dans mon « cheptel », en sachant que de toute façon, il y aurait du boulot pour tout remettre au carré ou au moins « se rassurer ». Ca tombe bien, j’ai du temps,de l’outillage, des copains, et j’aime bien avoir les mains noires.

Mes compétences en mécanique s’arrêtent… à la mécanique, un peu à « l’électriciti ».
La vieille « Dominator » se prêtait assez au jeu. Millésime 1994, 3ème main, 46000 km au compteur lors de l’acquisition, il y a deux ans pour 1400 €. Un an à coucher dehors, parfois tout l’hiver lors de mes escapades en Guyane, elle a toujours répondu présente au retour ; son plus gros défi a été d’avoir été « conduite » par mon pote Denis pendant quelques temps. Mais, quelque part, elle me semble justement de confiance.
Elle a pour elle une simplicité qui la rende abordable mécaniquement à un motard moyen (si l’on ne se lance pas dans des opérations trop complexes), pas ou peu d’électronique sensible (hors CDI et régulateur) et reste accessible financièrement (notamment en pièces d’occasion).

Depuis qu’elle est rentrée dans mon « cheptel », cette 650 NX m’interroge quand à son bruit bizarre lors du démarrage. Je n’ai connu que les 600 XLR qui démarraient à l’ancienne (au kick) et je n’ai pas de référence pour évaluer ce miaulement parfois inquiétant au lancement. Donc la première mission sera celle de vérifier tout cela : roue libre, roulements, engrenages, charbon, relai. Les mesures d’usures sont encore largement dans les tolérances mais, une fois démontées, ces pièces ne sont pas hors de prix. Mais au bilan, tout de même 80 € pour rénover le démarreur, y compris les joints de calage. Les pièces « usées » (en réalité à 2/3 des côtes d’origine) seront intégrées dans les pièces de secours à embarquer (charbons).

A 50.000 km, un embrayage de mono est souvent nickel. Mais à 75.000 km soit en fin de virée qu’en sera t-il ? Allez, on change ! 200 € … pour se rendre compte que les pièces « neuves » ne sont même pas à la hauteur de qualité des pièces d’origine, et ne seront pas montées mais juste versées au stock de pièces à embarquer. Seuls les ressorts d’embrayage (- 1 mm/origine) seront remplacés.
Le câble d’embrayage ausculté, semble encore en état . Mais bon …. il est remplacé ; toute la commande retrouve sa souplesse d’antan, c’était le but et c’est bien appréciable au quotidien : 40 €.
La commande d’accélérateur est un peu raide … Denis l’a un peu aidé en chutant … toute la poignée est voilée, pas redressable : 40 €. Mais quel plaisir ! Jo me récupère en plus un câble d’occasion et hop au stock. Je lui doit encore 20 € …
Un levier d’embrayage des fois qu’un chute ne s’invite … au stock ! 10 € et puis, on peut tomber à gauche aussi, non ? un levier de frein ! 10€.

et un embrayage …. neuf de 50.000 km

Roulements de roues : en bon état mais on ne sait jamais :au stock : 30 €

Amortisseur arrière : Contrôle et Réglage pour accepter la charge des bagages, Amortisseur avant : nickel ; une simple vidange et contrôle des ressorts : 30 €

Transmission : ça tire long, trop long et l’ensemble ne tiendra pas la distance.
Alors ce sera 2 dents de plus à la couronne et une chaîne de haut de gamme : 150 €. Un pignon+1 dent, 2 attaches-rapides au stock : 20 €

Electricité : contrôle de charge, de la capacité de la batterie, tout est OK mais le peu d’électronique de la bête a 25 ans … un CDI et un régulateur -> 100 € au stock

Les freins : Disques à la limites et donc plaquettes : 120 € et une rénovation du maître cylindre avant : 30 €

Les pots : fragiles à cet âge, démontés, consolidés, repeints, nouveaux joints : 20 €

Les pneus …c’est clair, même neufs, ils ne feront pas le voyage. Et le profil actuel (80% route) n’est pas adapté. Après bien des recherches, une opportunité chez Heidenau, réputé pour la durabilité et la qualité de ses produit, apparaît à bon prix http://www.pneus-heidenau.fr/ Banco ! avec les chambres renforcées : 180 €. On les monte ? on les emmène ? on essaie en charge : on les monte ! sans oublier de les équilibrer (Av+Ar) et de changer les rayons un peu « cassés » : 40 €

Et les bagages ?

Là, une « vieille » n’est plus dans les catalogues de ces braves fournisseurs qui, juste bon à équiper les dernières motos à 20.000 €, ignorent complètement que cette moto a, un jour, été une des plus prisée des motards . Il va donc falloir « s’adapter », faire du « sur-mesure ». Mais, avec un peu d’imagination, un peu de surf sur https://www.touratech.fr/ et surtout le savoir-faire de Jo, on s’en sort !

Matériel de qualité ? celà semble oui; l’expérience le démontrera … ou pas ! Ce qui est sûr c’est que la facture est salée : 340 € (fixations + sacoches).

Tu crois qu’on va tomber ?

Non, j’en suis sûr ! d’ailleurs, pourquoi avoir pris des leviers d’avance ? Mais qu’est qui est fragile sur cette vieille bête ? Moi ?ça, c’est sûr mais après ?

Le carénage est fragile, l’expérience de Denis l’a démontré. Mais pas grave, ce n’est pas cela qui arrêtera l’aventure. En plus ce carénage est juste fragile, il ne sert même pas à se protéger du vent, ou si peu. Tiens, on peut remonter la bulle, ça peut aider, il y aura « aussi » des lignes droites et du vent, ça, c’est sûr. On trouve encore du matériel chez Airmax. Bon, allez, on est plus à 80 € près.

Le sabot d’origine est balaise, le sélecteur et les repose-pied sont bien conçus d’origine sont effaçables ou en acier qui pourra au besoin être redressé … Bon, après, si c’est un carter qui tape, ce ne sera pas la même chose ….

Alors, oui, crash-bar ! pas donné … 150 €. Et pour éviter que la belle ne s’enfonce toute seule, un petit élargisseur de béquille ? ça, on le fait tout seul : gratos.

Faudrait pas qu’on se paume, ou juste si l’on veut !

Le problème de la navigation n’est pas le plus simple à régler si l’on a pas envie ou les moyens d’y laisser une fortune, tant en matériel qu’en logiciel et ressources.
Les cartes et guides existent, et ne sont pas donnés : 100 € pour compléter ma collection en stock, mais déjà que de rêves derrière ces cartes? on pourrait s’en arrêter là, quoique.

GPS ? vous avez dit GPS ?

Il doit exister des solutions toute faites (ou presque) chez Garmin pour sortir d’Europe, mais sans doute vous faudra t’il encore dépasser le stade du presse bouton. Ce sujet mériterait à lui tout seul un blog et d’autres ont bien décrit cet aspect des choses : http://www.leshedonistes.fr/infos/gps
Pour Tom-Tom, j’ai essayé, et n’ai trouvé aucune solution digne du nom.
Et puis, marre de se faire vider les poches alors que l’opendata existe et propose de belles solutions cartographiques gratuites.
Bref pour ma part je me suis orienté vers une solution fonctionnant sous Android https://osmand.net/ ou https://maps.me/ reposant sur des fonds de carte openstreetmap https://www.openstreetmap.org/
Après, vous devez avoir dans la poche ce qui vous permettra de vous orienter, sans aucun accès au réseau : votre portable (android ou iphone); il ne vous reste qu’à télécharger l’application qui va bien.
Bien sûr, en moto, il faut encore « fixer » correctement ce précieux portable sur la machine et trouver une solution pour l’alimenter en continu, donc une alimentation constante en port USB depuis la batterie (attention à greffer cette alimentation APRES contact).
On résume :
– un smartphone à 150 € (en occase !)
– un support correct : 80 €
– une alimentation en USB : 20 €
soit 250 €, franchement moins cher qu’un système dédié.

un support, une alimentation, un smartphone !

Au total

Je l’ai fait en détaillant la prépa … on arrive pas loin de 2000 €, hors achat de la moto à 1400 €

Gasp ! aurais je dû acheter une moto plus récente comme mon ami Mickey l’a fait ?
Mais je suis sûr que lui aussi a dû y laisser « un peu » d’agent une fois la moto achetée.


« Rien n’est jamais acquis à l’homme »…

Il avait raison Aragon, et le pote Georges aussi. En lançant cette « idée » de virée, il est vrai que nous avons d’emblée mis la barre un peu haute. Une virée, même de 20.000 km au Canada, States, bref, dans les pays « plus ouverts », aurait sans doute été plus cool. S’attaquer aux destinations moins stables, politiquement au moins, nous exposait à devoir gérer des complexités de démarches, de visas, et d’évolutions des situations géopolitiques parfois difficiles. Mais, il faut savoir sauter sur les ouvertures que le monde nous propose, à l’instant, en sachant que celui-ci ne sera pas forcément plus facile demain. Le passé me l’a démontré si souvent que ce principe est devenu mon premier guide dans le choix des destinations que je veux découvrir.

L’actualité à J-16

Fin de la semaine dernière, tout semblait ok. Visas Iraniens, visas russes, visa mongols, visa turkmène lancés, Carnet de passage arrivés … il n’y avait qu’à attendre un peu. Mais … la leçon de vie allait commencer.

Hier, dimanche de Pâques, tout le projet s’effondrait. Alors que nous avions tous les feux au verts, l’Iran fermait ses portes aux motos de plus de 250 CC, selon les retours de voyageurs que nous avons en contact, et nous interdisait du fait le passage vers le Nord mais surtout sur la suite du voyage. Ce fantôme planait sur nous depuis quelque temps mais avait été dissipé par des informations officielles provenant des autorité françaises en Iran, très réactives à nos questions, et que nous remercions de leur disponibilité.

Pourtant, sur le terrain, les faits semblaient se confirmer. Les voyageurs à moto étaient refoulés à l’entrée du pays ;  » on ne passe pas ». Pour des voisins de Verdun, on sait ce que ça veut dire… Les alternatives pour contourner l’Iran, recherchées une nuit entière, ne semblaient pas tenir la route. Les solutions de trajet plus directs montraient 5000 km à faire en 6 jours pour recoller au planning de ces s……. de visa. Bref … la M…. Vacances en Provence ? Une nuit entière à essayer d’établir des contacts « officiels » afin d’en savoir plus. Et une nuit blanche …une de plus.

J – 15 : la délivrance …

Lundi de Pâques, le soleil est là en Lorraine. Mais le cœur n’y est pas. Et si tout cela s’effondrait ? plus de 4000 € en pure perte ? plus de 6 mois de préparation inutile ? une moto démontée et retapée sur tant de temps pour rien ? toutes ces images à ranger dans la case dommage ? Un « goût amer » en nous.

Midi, c’est l’heure de « l’Amer », non ?

Tiens … un appel de Paris … l’ambassade du Turkménistan : « vous pouvez venir chercher vos visas de transit, accordés « . Oui … et on en fait quoi si on ne peut pas y entrer ? encore 80 € dans la nature ? un tour d’horizon des copains … Banco ! on prend. Tout en sachant que si l’Iran fermait effectivement ses portes, ce visa ne servait à rien.

Il y a un dieu pour les entêtés !

Bon, on a un visa pour un pays où l’on ne peut pas entrer ! Alors, on continue de rechercher des « plans B », parfois foireux, parfois à la limite de l’acceptable, la mort dans l’âme. Et on file démonter un peu la moto, histoire de s’occuper.

Et le miracle du lundi de Pâques s’accomplit, à 16 h -)) (sans doute le décalage horaire). Enfin une réponse à nos questions, en provenance de l’Ambassade de France en Iran : après vérification officielle, feu vert pour l’entrée de vos motos sur le territoire iranien. Je ne sais pas si je dois y croire … mais j’ai décidé d’y croire !

En bref, Belle journée : confirmation du visa Turkmène, confirmation de la possibilité d’entrée en Iran en moto avec le CPD, l’Aventure continue !

J’ai vieilli de 5 ans en 2 jours …

Visas ? vous avez dit Visas

Qui n’est pas sorti du paysage de l’espace Européen ou de certaines destinations « amicales » n’a pas goûté au plaisir des « Visas » et autres tracasseries administratives.

Mais avant tout, sachez que cet article n’a surtout pas la prétention de vous apporter des informations inédites ; il n’a d’autre ambition que de vous retransmettre notre vécu des démarches. D’autres vrais voyageurs l’ont fait bien mieux que nous

http://le-saltimbanque-amoureux.com/author/lesaltimbanque/ https://www.facebook.com/VincentPamir2018/

Pour résumer, tout ça ne serait pas si compliqué, si l’on avait la chance d’habiter LA CAPITALE où toutes ces ambassades n’avaient pas décidé d’élire domicile et qui vous amènent à, presque forcément, déléguer le travail à un prestataire. Et si certains pays comme le Turkménistan n’avaient pas à eux seuls inventé des règles encore plus compliquées qui ne permettent pas aux agences de vous aider dans vos démarches, ce serait encore facile.

Le Turkménistan petit pays pas simple !

Là, aucun prestataire ne s’y risque ; il faut construire sa demande sans aide si vous voulez simplement transiter par ce pays. Pas d’autre solution que de se rendre à l’ambassade en personne. pour obtenir ce visa de transit. Celui-ci vous donne le privilège d’être autorisé à traverser le pays pour une durée maximum de 5 jours. Facile, vue la distance en traversée Nord-Sud, s’il ne fallait déclarer, au moment de la demande, la date de l’arrivée … à 8000 km de votre domicile, en moto, faudra prévoir. Ou espérer surtout !

Merci aux amis de FB, surtout à Vincent https://www.facebook.com/VincentPamir2018/ et à Christelle ! pour nous avoir aidés à préparer les dossiers de demande. Tout s’est bien passé, les visas seront disponibles dès le départ de France

Les horaires ne sont pas les bons

le carnet de passage en douane (CPD).

Il est obligatoire pour entrer en Iran. Certaines solutions semblent exister au travers d’un contact iranien qui vous propose une alternative. Nous avons essayé … Nos « cultures » n’étant pas forcement les mêmes, nous y avons renoncé. Chacun fera son choix. Mais bien sûr, tout a un prix. En l’occurrence, au travers de l’ACF https://www.automobile-club.org/tourisme-et-voyages/carnet-de-passages-en-douane, il faut verser une caution de 150 % de la valeur du véhicule pour pouvoir obtenir ce document. Au retour, si tout est ok, vous récupérer votre mise qui, étonnant pour une caution, aura été encaissée. L’ACF n’oublie pas de vous facturer ses services non plus…

Césame … ou pas ?

Un peu de géographie

Après l’Iran, ce sera donc le … Turkménistan, tiens ! à peine entendu parler. Capitale ? Ashgabat. A quoi s’attendre dans ce pays ? Un petit tour sur Google ?

Pas décu ! Il y a bien quelques photos, mais le petit bonhomme Street ne s’y est pas promené. Pas grand monde sur les photos d’ailleurs, mais ça a l’air propre de chez propre ; tellement même que ça en devient suspect. Et que ça donne pas envie d’y traîner, je me suis toujours méfié des pays trop propres. D’entrée de jeu, on sait que l’on aura que 5 jours pour le traverser, visa de transit oblige.

Sans doute le chef !

Bon et on traverse comment ce pays ?

648 kilomètres ? bon, ben on ne devrait pas traîner trop dans ce pays

Après ? sortez la loupe

Il va falloir tout de même y arriver en Mongolie ! Alors, vu le nombre de visas à obtenir, de démarches administratives à engager, de l’envie de passer du temps dans le pays, on va essayer de remonter Nord « assez court ». Ouzbékistan – Kirguizistan – Kazahstan – Russie – Mongolie, en prenant garde de ne pas passer par la Chine. Dommage pour le Tadjikistan aussi, mais il faut bien se garder des objectifs pour une autre fois et ça nous évite encore un visa …

De la sortie du Turkménistan à l’entrée en Mongolie quelques 4000 km … sur Map ! Quelque chose me dit que ..

De deux à quatre

Jean-Yves a été le premier à s’engager dans l’idée du voyage, voire plus. Je ne pouvais pas ne pas proposer l’idée à Michel qui m’a accompagné depuis bien longtemps dans les virées turques, marocaines, tunisiennes, libyennes (et j’en passe) en moto ou en 4×4.

Mais le bonhomme est ainsi fait qu’il ne dit mot que lorsqu’il maîtrise tous les éléments. Il est vrai que nous en étions loin … il y a presque’un an. Et il fallait que l’idée fasse son chemin ; 27000 km en perspective, c’est un long chemin, pour le moins. Mais même s’il a été le dernier à « verrouiller », quelque chose me disait que …

Alors, oui, ce n’est pas venu tout de suite. Mais lorsqu’il s’est lancé dans la recherche de solutions pour une moto d’abord, dans la programmation des itinéraires, dans les recherches pour les demandes de visas ensuite …

La vie est ainsi faite que parfois les amis que l’on a eu dans le passé se retrouvent. Je connais Joël depuis … je ne compte pas ; plus longtemps encore que Michel que j’ai rencontré en 1985. Exilé dans les pays froids de la Provence et moi dans les tropiques de la Moselle, nous nous retrouvions au hasard des calendriers. Une dernière virée moto en Sardaigne nous avait rapprochée, mais j’avoue que je n’avais jamais pensé que lui aussi … l’aventure le démangeait.

Un coup de fil, une discussion à bâton rompu, le mercredi … « je te rappelle demain » !

Samedi : « j’ai trouvé la moto ! on y va ! ». et de 3 ! Michel n’avait pas encore pris sa décision finale, pris au freinage Mickey ! En bon motard, il n’aime pas ça. Recherche (pour le moins active) de la moto, et gazzz ! et de 4 !

La bande est faite. On s’arrêtera là ;« dès qu’on est plus de 4, on est une bande de cons » disait le poète Georges. Moi aussi.

Mongolie ! Sur quelle route ?

Pas évident non plus de définir une route. Tout droit depuis la base ? Bof… C’est loin, même sur Google , et il doit y avoir plein de choses à voir sur ce chemin, non ?

On va s’y mettre …

Ça fait un peu peur toute cette distance à parcourir, a priori seul. Alors, pour se rassurer, on en parle autour de soi. Pas à tout le monde, non. À ceux qu’on aime, qu’on apprécie, en qui on a confiance. Jean Yves Oui, il sera de bon conseil ! Qu’en pense t’il ?

Jean-Yves et son incontournable chapeau

Tiens, il accroche à « l’idée  » … Pas étonnant au total, j’aurai dû m’en douter. Il a déjà bien roulé sa bosse un peu partout et l’aventure ne pouvait que le tenter. Et, parfois quand j’hésiterai, que je douterai au cours des longs mois de préparation qui nous attendent, il sera là, solide. Merci l’Ami.

Donc, avant même d’avoir défini la route, je sais une chose, nous serons 2 ! Super !

Mais, bon, ça ne définit pas plus la route d’être à 2 ! Plus confiance pour l’affronter ? oui Le plus direct pour aller en Mongolie, c’est bien de traverser la Russie. Mais ce n’est pas très fun dans mon esprit, pas envie de ligne droite, pour une fois qu’on a le temps …

Parmi tant d’autres, le dernier voyage vers la Turquie m’a laissé un regret : celui d’avoir vu le panneau indiquant la frontière de l’Iran et d’avoir détourné le regard. Mais, je m’en souviens parfaitement de ce giratoire avec ses « chats de Van »

Pas beaux les chats de Van ?

Je tiens le premier pays ! ce sera l’Iran

Ils aiment bien nous faire peur ! Même pas peur !

Aux oreilles de beaucoup, l’Iran inquiète, pour le moins. Les précédents voyages dans ces pays « à la mauvaise réputation » m’ont démontré, à chaque fois, qu’il fallait y aller pour s’en faire une vraie idée, personnelle. Je ne sais pas encore, mais je sens l’Iran fera partie du lot de ces pays beaucoup plus accueillants qu’on ne le dit.

Certes, on sait que la situation internationale est tendue depuis l’avènement de Mickey aux E.U. Ca donnerait peut-être encore plus l’envie d’y aller, comme ce fût pour la Libye et la Syrie.

Bon, l’Iran, c’était un peu la limite de ma culture de la géographie du secteur. Derrière ce pays immense, par où passer pour revenir vers la Mongolie ? Il va falloir un peu te cultiver mon ami …