Iran acte II le 27.5

O

n le sentait tous, cette fois, ça le ferait, on passerait. Le gérant de l’hôtel n’en doutait pas, ca prendrait une heure au maximum. Un couple en Toyota hdj 100, originaire de Hollande, tentait le même passage. Alors nous nous sommes mis en route, à la fois plein d’envie mais, sans que personne ne le dise, sans doute avec le sentiment que c’était notre dernière cartouche. Trois arrêts en 20 km montrent bien qu’il y avait une vraie pression en chacun de nous.

Le paysage le long de ces 20 km était grandiose encore, le ciel bleu, pur, les montagnes enneigées nous donnaient prétexte à ces arrêts. Et, 8 km avant le poste frontière à commencé la cohorte des camions en attente, rangés sur 2 files, bloquant les 2 voies de circulation. Nos motos nous ont permis de remonter cette file, en circulant tant sur le terre-plein que parfois même sur la voie du sens opposé.

La sortie de Turquie se fait sans problème, juste à faire viser nos passeports dans un espèce de hangar lugubre où s’entassent tous les candidats à la sortie du territoire. En y repensant, ça ressemble aux couloir qui amènent les animaux aux abattoirs, des grilles étroites, aux peinture écaillées. Les douaniers sont surpris de voir un tampon de sortie de la veille, mais tout est en règle.

L’arrivée du côté Iranien est à la hauteur cette fois : bâtiments nickel, attente à l’ombre, chaussée impeccable. D’emblée une « personne » nous accueille, nous demande nos passeports, les papiers des véhicules, les carnets de passage en douane… On y croît !

Mais, on le comprend rapidement, le problème reste le même… « horse power of the bikes ». Le reste,je n’ai même plus envie de le raconter tellement ce fût de l’enfumage de première. Nous avons joué le jeu jusqu’au bout pourtant. A y repenser…

« You have 3 solutions : 1: – you park your bikes here, and you can visit Iran by yoursel; 2 – your bikes can travel in a selled truck, and you…; 3 you return To Turkey ». Tout cela dit très posément, aimablement, sans état d’âme.

La décision est vite prise. Et on repart vers la Turquie… enfin, pas de suite car le même enfoiré qui nous a accueilli et accompagné nous demande 5 € par moto pour nous ouvrir le portail vers la Turquie… car nous sortons d’Iran. Là, faut pas chier dans la colle ! Alors que Jo lui fait son regard de fou comme il dit, je mets ma moto en travers du portail pour éviter qu’aucun des véhicules qui attendent derrière nous ne puisse passer si nous ne sortons pas. La manoeuvre attire rapidement l’attention d’un uniforme qui vient aux nouvelles … Il comprend l’histoire qui doit être classique et fait libérer le portail. Notre « accompagnant  » s’est bien sûr évaporé entre temps.

Mais, bien sûr, il faut maintenant faire tous les contrôles de notre troisième entrée en Turquie ! Et bien sûr, vérifier une nième fois les bagages et notre barda à roulette. Mais, par bonheur, le douanier qui a bien compris l’histoire cette fois ne fera qu’un contrôle de principe qui ne nous prendra qu’un quart d’heure.

Welcome To Turkey !

Il faut qu’on se vide la tête, alors on roule, roule. Le paysage, encore une fois, nous absorbe, nous console. Nous remontons jusqu’à Kars, par une chouette route d’altitude sur laquelle nous aurons la chance de voir traverser devant nous un superbe loup.

« Ça y est, on a vu le loup ! » Nous trouverons à Kars un hôtel classe où nos motos dormirons dans un véritable show room et d’où nous lancerons avant 23 h nos demandes de visas pour l’Azerbaïdjan.

Ce n’est pas comme ça qu’ils nous auront ces enfoirés !

Iran ou pas ? Épisode 1

Deux jours sans nouvelle, et pour une fois ce sera « pas de nouvelle, mauvaise nouvelle ».

Dimanche matin : nous tentons de passer la frontière de Kapikoy, grandes installations du côté Turc, installations rudimentaires côté Iranien. La sortie turc se fait sans soucis particulier, juste des gens méthodique, pointilleux. Et l’on passe côté Iranien… plus de route,une piste empierree, limite casse gueule. Un portail déglingué, des baraques en tôle. Et nous voilà au milieu d’un souk agité, en stationnement devant ce portail, dans la poussière, et en plein soleil, heureusement pas trop brûlant. Derrière ce portail en grillage, 2 gars, jeunes et souriant nous observent. Nous engageons la conversation, sympa. Un gradé s’approche et fixe les motos. Il franchit le portail, scrute les motos, cherche quelque chose visiblement. Les cylindrées de nos machines n’apparaissent pas au premier coup d’oeil, ne sont pas portées sur le cesame du carnet de passage en douane, parfois même pas sur la carte grise. Mais le bonhomme est averti… je le vois se pencher sur le moteur et bientôt il trouve la plaque constructeur 650 cc …

La réaction ne tarde pas « we don’t accept you », sans même regarder nos passeports ni nos papiers. Pas plus de commentaire. J’essaie de l’interroger, de lui expliquer que nous ne sommes qu’en simple transit, sa seule réponse est « Bazargan « . Nous ne sommes plus en Turquie mais nous ne sommes pas en Iran. Pas d’autre solution pour nous que de revenir en Turquie. Mais, c’est là que ça devient marrant, les douaniers du côté des entrées en Turquie pensent que nous revenons d’Iran ! Démontage des bagages, (une plaisanterie de 10 mn, même avec notre entraînement quotidien), et direction le scanner… une fois tout déposé dans le hall de contrôle, le douanier fini par comprendre le scénario et nous laisse recharger notre barda. Mais, il faut malgré tout suivre toute la procédure de rentrer en Turquie, bien plus longue que la sortie.

Nous sommes anesthésies, plus personne ne réalise vraiment, ou plutôt ne veut réaliser. Ce que l’on craignait se réalisait et nous savions que le risque existait mais nous voulions y croire. Les autorités françaises et les contacts avec l’automobile club iranien nous avaient laissé les meilleurs espoirs.

Il a dit « Bazargan  » sans même qu’on lui suggère… Cette phrase résonne en nous; ça doit vouloir dire que là-bas, peut-être … Notre décision est prise. 200 km, gazzz.

Et sur ce chemin entamé à bonne allure et visiblement une possibilité d’y parvenir avant la fermeture de la douane, nous tombons sur ce paysage.

Et on se calme… On réduit l’allure, on regarde la carte et on décide de s’arrêter à dogubayazit. Un hôtel quelconque, avec un P gardé, un repas de ramadan. Rien d’extraordinaire mais, tout à coup, les nuages disparaissent.

Ça fait du bien. Et en plus, vous savez quoi ? La douane de Bazargan est fermée le dimanche ! Demain lundi sera un autre jour.

Tchi-tchi en Turquie

Il voyageait seul et s’ennuyait quand nous rangions les motos. Alors vous vous souvenez, nous lui avons présenté une copine. Les propositions de nom pour sa copine ont été nombreuses. Aucune ne nous accrochait l’oreille. Alors nous avons laissé passer le temps.

En moto, quand on a pas la chance d’avoir de la musique dans les oreilles, on chante.

Parfois des drôles de trucs …Elle est belle, c’est la copine à Tchi-tchi, alors ce sera Katarineta, avec un K pour la suite de l’aventure.

25.5 Van – Ozalp

Cette journée était consacrée à, d’abord faire les vidange des motos, de se rapprocher de la frontière d’Iran que nous voulons passer à la fraîche et, occasionnellement à nous reposer un peu. La question du jour était aussi de savoir si la BMW était en forme et pouvait espérer entamer l’étape iranienne d’où il est impératif de ressortir pour récupérer la mise de fond du carnet de passage en douane.

Le seul magasin référencé pour cette vidange est situé dans le centre de Van, vite repéré et atteint grâce à Jo et son pote Maps. Accueil sympa, des produits corrects, et du stock. Bien sûr, les mécanos sont disponibles. On s’attendait à un atelier… On a eu droit à celui de la rue. Et, les bacs de vidanges étaient « rudimentaires » dirais je. Bref, voilà le résultat :

J’ai refait mon stock d’huile mais je n’ai pas fait cette vidange, normalement l’huile que j’ai choisie au départ devrait encore encaisser 5000 km. Avec ce que le moteur à consommé, j’ai déjà renouvelé la moitié de la quantité de départ. On avisera… « lâcher prise »

Et nous sommes répartis sur la route, direction la frontière, une soixantaine de km. Le lac est si grand que nous le retrouvons le long du chemin.

Juste un aperçu de ce que l’on rencontre dès que l’on sort des routes, ça promet.

Nous arrivons à Ozalp, à 45 km de la frontière où noud pensons trouver un hôtel, qui irait de perdre dans un tel bled ? … c’était sans compter avec un congrès d’enseignants qui a envahi le seul hôtel de la région. L’accueil est toujours aussi chaleureux et une jeune femme nous drive à travers tout le bourg pour trouver de quoi nous loger. Mais tout est plein et nous envisageons même à un instant de revenir sur nos pas, vers Van.

L’hospitalité est bien une réalité du pays kurde, car devant nos mines défaites, l’hôtelier nous propose de nous installer dans un salon équipé de 4 canapés et de manger à l’hôtel… les motos, elles sont abritées dans le garage, au chaud à côté de la chaudière qui, compte tenu du climat de la nuit est en marche.

Rien à faire en attendant l’heure de la soupe (On en aura 2) et du plat roboratif mais bienvenu compte tenu du climat, nous sommes partis vers le centre ville, pour le moins authentique et où les artisans sortent spontanément de leurs boutiques pour nous serrer la main.

Et demain ?

La moto de Mickey fonctionne comme au premier jour, ça c’est une bonne nouvelle. Alors ce sera le passage de la frontière à Kapikoy… ou pas… les informations sont contradictoires sur la possibilité de rentrer en Iran avec nos motos. L’ambiance est spéciale, on en parle en riant, mais chacun est dans le doute. On regarde le cours du Ryal pour s’encourager, on vérifie nos papiers, visas, carnets. Et on va rejoindre notre « salon dortoir « .

Demain sera un autre jour. Pas encore sûr de pouvoir continuer d’alimenter le blog. Les interdits existent… déjà ici, Wikipedia est bloqué…

À bientôt ? Ou pas ? Inch Allah

24.5 Karakochen – Van

Étape de marche vers l’Iran, 430 km à s’envoyer, avec l’objectif de tester le bivouac au bord du lac de Van.

Levé matinal, ou presque, la nuit a été courte après la soirée de knidnapping avec les voisins de la rue. La tête dans le sac, petit déjeuner léger cette fois mais sur une terrasse fabuleuse dominant le paysage de montagnes enneigées. Chargement des bécanes, dernières photos avec les copains d’un instant que l’on doute un jour de retrouver, mais qui restepront dans la tête, et c’est parti.

Là, enfin !

Au bout, l’objectif de bivouac au bord du lac de Van nous motive. Il faut bien cela car l’étape est longue. La route n’est pas marrante du côté conduite, 4 voies, souvent défoncée, de temps en temps animées par un troupeau de vaches, les autres habitants de cette région. Les villes accueillent les contrôles de police, toujours très filants pour nous. Il suffit d’ouvrir son casque, de faire voir sa tronche et sa barbe grise et l’on échappe au contrôle. Les moyens techniques de la police sont impressionnants, blindés, mûrs béton, armement … Tout y est pour construire l’ambiance de montée « vers l’Est ». Cool !

Le paysage défile sous nos yeux, un régal de couleurs, rochers noirs et rouges, herbe verte en contraste absolu, quelques arbres chétifs, variants avec l’altitude, entre 1400 et 1800 m. J’aimerai avoir de la musique pour encore mieux apprécier la qualité de ces instants. Rien à entendre, si ce n’est la musique du vieux monocylindre qui ronronne. Rassurante. Et puis, il y a les copains, devant, derrière, nous alternons régulièrement les positions dans le groupe dans ces itinéraires où la navigation est évidente.

Étape de liaison sans gros soucis attendu… et le premier invité du jour sera LE vent. Il vient du sud, nous naviguons plein Est, et il nous bouscule, au point de me faire croire que mon pneu arrière est crevé, expliquant cette dérive constante. Non .. c’est bien lui; je vois Jean Yves, complément décalé sur sa moto, luttant comme moi pour rester en ligne. Bravo mon pote. Et puis ce rainurage, ces ornières, qui méritent toute notre attention pour rester en ligne, qui forcent sur les bras, fatigue …

Un moment d’arrêt pour se reposer, trouver de quoi manger, alimenter la bête. Mais ramadan oblige, dans cette région, aucun restaurant ouvert. Alors ce sera un pain, un beignet et un litre d’eau. Au moins, les gamins du coin auront fait des affaires avec nous.

Et retour sur la route…monotone mais toujours animée par le vent et de plus en plus rainuree. Heureusement, le paysage reste géant et la récompense sera le lac de Van, et avec un peu de chance, le mont Ararat.

Les deux nous sauteront au visage au même moment au détour d’une grande courbe. Sublimes ! Et par chance, le mont Ararat sera dégagé de son traditionnel nuage. Par contre, impossible de s’arrêter pour en prendre une photo, déception… pour vous ! Alors, juste pour le plaisir des yeux, en voilà une pour vous

Pas vu l’arche !

Juste le temps d’un arrêt toilette qui me donnera de mettre la Honda au sol en la béquillant dans le sable ! Vexant ! Mais pas de bobos ni de dégât, c’est déjà ça.

Arrêt pipi !

Et c’est reparti pour un tour ! Direction le point de bivouac, même le vent ne nous dissuadera pas. Le vent, non, mais l’imprévu oui … coupure moteur de la BMW ! On y croît pas… pas ça…pas maintenant… elle redémarre, pour quelques km, recale, encore, et encore. À petits pas, nous nous dirigeons vers Van. Et ce sera l’hôtel. Pas de chance, ce sera devant le Hilton qu’elle décidera de s’arrêter, quelle deveine, on ne pouvait pas pire !

Pas de chance ! En plein devant !

Alors, on se pose, on réfléchit, 4 cerveaux sur la table… plusieurs hypothèses sont testées. La panne est pénible car pas franche. Électronique ? Électrique ? Plus simple ? Et si bêtement la mise à l’air du bouchon de réservoir… Avec leur habitude de remplir au max, la poussière… test ! Ça marche… était ça ? On verra demain. Allez hop, au lit.

Le luxe !
Les potes font le ramadan, pas moi !

23.5 Darende – Karakochen

Petit déjeuner pantagruélique à l’hôtel, au point de se dire que l’on ne mangera pas à midi … comme d’habitude. Sauf que, comme d’habitude, à midi, j’ai la dalle et qu’il y a toujours un petit restaurant qui nous tend les bras. C’est tentant tout ça, car ce n’est pas le prix qui nous retient. Une nuit dans un chouette hôtel, deux repas, les boissons, le petit déjeuner commac revient à 15 €.

Le petit déjeuner de course

Cette fois, nous avons décidé d’échapper aux routes de liaisons lassantes et nous avons opté pour un « parcours sinueux » selon le gps de Jean Yves. Promesse tenue, ça a bien bougé sur 150 km de petites routes qui s’enfilaient dans le paysage, à nouveau sublime.

Le long de la « route sinueuse »

Et les villages sont tellement accueillants qu’il est bien difficile de résister à l’appel d’un petit buibui pour y boire un thé, toujours interpellés par les passants qui parlent parfois l’allemand, baragouinent l’anglais, ou rien que le turc que l’on ne comprend pas du tout. Mais qui parlent ! 😅 D’une gentillesse, simplicité, amabilité dont j’avais perdu le souvenir.

Pour midi, alors que nous n’avions pas vraiment l’intention de nous arrêter au restaurant, voilà qu’un contrôle de police nous bloque .. juste à côté d’une auberge dans un recoin charmant de la route. Et le policier de dire que là, good Fish ! … On ne pouvait pas y échapper. Truite marinée dans les épices, grillée au feu de bois. Une fortune : 3€ boissons comprises, mais hélas toujours pas de vin blanc ! 😭 Mais l’endroit était superbe.

Barrage en amont de l’auberge
Juste à côté du contrôle de police, l’auberge

Et, il a fallut reprendre le guidon pour avancer vers l’étape que nous voulons être l’avant dernière avant le passage vers l’Iran, encore plein d’incertitude.

Arrêt bus le long de la route

Ce sera Karakochen, 40 km avant la grande ville de Bingol. L’hôtel a été vite trouvé, en plein centre de la ville. Un peu inquiets à l’instant de laisser les motos sans réelle protection, nous avons vite été rassurés par l’accueil qui nous a été réservé. Sans vraiment savoir pourquoi, la confiance a été de mise.

Les motos sur le Parking

Une petite descente en ville s’imposait. Hyper active, des rues remplies de petits commerces qui nous rappelle une époque où nos villes n’étaient pas toutes devenues identiques, remplies de ces magasins franchisés qui uniformisent Metz Lyon où Marseille.

La mosquée
Kungals des villes en congrès
Kidnappés par les Kurdes devant l’hôtel

22.5 Urgup – Darende

Le nom du blog n’a jamais été aussi proche de l’étape d’aujourd’hui. Après une heure d’une route monotone, nous avons eu droit au grand spectacle de l’avancée vers les espaces infinis que nous attendons de ce voyage. La route s’est progressivement inscrite dans un paysage grandiose de montagnes. Le plateau anatolien déjà situé à 1000 m se prolonge vers l’Est en franchissant une chaîne de montagnes celle des Tahtali Daglari et notre route nous a fait grimper à 1900 m, juste de quoi se souvenir que la température baisse avec l’altitude.

Peu sollicités par la conduite sur ces voies de grande liaison, nous avons pu admirer en toute décontraction des paysages superbes, pelés, mais encore recouverts d’un véritable gazon, bien vert à cette saison. Les couleurs des roches et de cette maigre végétation, éclairées à la perfection par un soleil voilé qui perçait des nuages, se mêlaient pour nous offrir le plus beau des décors. Hélas, pas de photos possibles sur cette itinéraires et GoPro saturée …

Très peu de circulation sur ces axes, seuls de vieux camions parfois poussifs au point de disparaître derrière le nuage de fumée noire épaisse qui les précédent se trainent d’une ville à l’autre. Les stations services sur ces axes sont les principaux lieux de vie.

Un espace de vie dans une station service

300 km de cette nationale et, toujours un peu en avance sur notre programme, nous nous décidons de nous arrêter à Darende pour manger un morceau. Mais Ramadan oblige,ce ne sera qu’une salade et un coca..

Super hôtel à 250 LT, piscine, sauna … manque juste un parking pour la moto. La rampe handicapé…en courbe, ça ne le fait pas trop.

Merci les copains
La trace du jour.

21.5 Cappadoce

Journée de tourisme et de farniente dans un superbe gite près d’Urgup.Nous arrivons à environ 4500 km depuis le départ et jusque-là nous n’avions fait qu’une seule brève pose à Istanbul. L’arrivée en cappadoce, dans un gite sympa à Mustafapasa nous a donné l’occasion d’en faire une seconde.

Dès le matin, afin d’éviter les hordes de chinois transportés par des norias de bus d’un site à l’autre et qui n’ont qu’un seul objectif, celui de se prendre en selfie devant les plus paysages, nous sommes partis vers Derinkuyu, ville souterraine.Là, dans cette cité impressionnante par sa profondeur et sa complexité, nous avons fait nos efforts de la journée à escalader les escaliers sans fin qui la parcourent.S’en est suivi un petit tour à Uchisar où le château troglodyte est, bien que de plus en plus ruiné par l’érosion, toujours aussi impressionnant.Tout à proximité, la vallée de goreme nous tendait les bras.Un retour en début d’après-midi nous a permis de préparer tranquillement la suite de l’aventure vers l’Est et de faire une petite révision des motos. Pour l’instant les bêtes tiennent le coup sans gros soucis. « Pourvou que ça doure ».Et la copine de Tchi-tchi est toujours bien en place. Nous hésitons toujours sur son prénom….

20.05 Beypazari -Urgup

Nous quittons avec regret l’hôtel de Beypazari dans lequel l’accueil avait été très sympathique. Un de nos voisins de chambre nous offre spontanément une boîte de 400 g de lokum délicieux qui ne feront pas long feu. Comme ça,juste pour nous faire plaisir.

La bande devant l’hôtel

Avant d’attaquer l’étape du jour qui s’annonce longue, nous nous offrons un petit tour dans un garage moto du village, autant par curiosité que par besoin d’huile.

Et puis ce sera l’étape du jour, 430 km, essentiellement sur des routes de grand itinéraires, dans grand intérêt de conduite mais jalonnée de superbes paysages. Leur seul intérêt est celui de nous permettre une avancée rapide et économe pour les machines comme pour les hommes.

Non ce n’est pas le Mont Ararat, pas encore

La route défile et nous amène dans les temps à l’étape du jour, à côté d’Urgup où nous trouvons une nouvelle fois un superbe gîte, appartement complet , machine à laver, salon .. et puis, pas loin, un super resto, où nous serons quasiment les seuls clients.

Notre salon
Mickey dans sa chambre
Le balcon qui m’heberge et sur lesquel il finit par faire frais 😭

Des nouvelles de Tchi-tchi

Tout seul sur une seule moto, Il s’ennuyait sévère ! Alors hier, nous lui avons offert une petite copine.

La copine de Tchi-tchi

Si elle a déjà trouvé sa place derrière la bulle de ma Honda, elle n’a pas encore de prénom. Nous comptons la baptiser demain, journée de détente qui sera consacrée à la découverte de la Cappadoce que Jean Yves et Joël ne connaissent pas encore.

La trace du jour

430 km
La trace du jour
Une autre trace

19.05 Istanbul-Beypazari

Départ du gourbit d’Istanbul, qui restera un bon souvenir, dès 9 h et direction l’Asie qui est sur l’autre rive du Bosphore, soit à peine à quelques km. Mais pour y arriver, il faut passer soit un pont soit un tunnel qui nécessitent tous les deux une vignette à acheter à la poste, fermée le dimanche… solution de replis, le ferry !

Sortie du ferry, ce sera une centaine de km de banlieue sur les voies rapides de la périphérie d’Istanbul, avec un trafic de dimanche matin, heureusement. Progressivement, la banlieue fait place à la proximité du port industriel, puis les constructions se dispersent et le paysage s’ouvre. Nous quittons la voie rapide pour rentrer dans ce paysage vallonné, enfin. La route s’anime de belles courbes où nous retrouvons le plaisir de la conduite. Une escapade sur une petite route de montagne nous donne l’occasion de dominer la région qui est devenue franchement montagneuse cette fois, superbe. La vraie Turquie s’ouvre enfin avec ses villages aux maisons de bois, souvent délabrées mais très typiques. L’état de la route va de pair mais les trails sont fait pour ça.

Retour sur une route plus importante, 60 km sans aucun village super étape dans un restaurant de xxx, puis direction Beyparazi où nous avons réservé notre piaule de l’étape. La route qui nous en sépare s’ouvre sur un paysage superbe, sans fin, et je devine sous les casques des copains des yeux pleins du bonheur de sentir l’aventure vraiment commencer devant nous.

Un super accueil nous attend à l’hôtel situé en pleine vieille ville mais où il nous faudra trouver un stationnement à l’arrache en pleine rue. Puis ce sera une balade dans une petite ville authentique, pleine de charme où nous ne rencontreront que des touristes turques, et bien sûr, restaurant où nous empifrerons une nouvelle fois. Le prix de ces restaurants, particulièrement bon marché (On y fait un repas complet, boissons, desserts et thé pour 7 à 8 €) ne réussit pas à nous donner mauvaise conscience. Avec la période du ramadan, la boissons se limite à l’eau, au coca,et au traditionnel thé, dommage 😎.

Retour à l’hôtel où à 4 lits dans la même piaule nous retrouvons l’ambiance des dortoirs d’étudiants.