10 et 11 juin

Plein d’images à partager mais un réseau pour le moins défaillant.

Nous sommes arrivés à Samarcande hier soir lundi après quelques aventures pittoresques que vous découvrirez dans quelques jours. Ici, juste quelques images glanées au bord de la route. Les stations service ! à chaque fois, une aventure, des rencontres.

la pompe à essence … et l’outil en attente
rencontre à la station service, les incontournables !
lq main sur le coeur … non ! c’est de l’autre côté pour moi !
un arrêt de bus … à la station service !

Le premier contact avec Samarcande a été pour le moins sympathique. A peine arrêtés avant d’entrer en ville, histoire de caler les GPS, un vieil homme a traversé tout son champ pour nous offrir une poignée de cerises dans sa main caleuse.

La veille, alors que je m’étais arrêté en bord de route pour attendre que nous regroupions, un autre homme, bien plus vieux, était venu à ma rencontre accompagné de ses deux chèvres. Je ne comprenais rien à ses questions mais je les sentais attentionnées ; je me suis senti bien près de lui ces quelques minutes. Nos journées sont faites de ce type de rencontres, au gré des arrêts au bord des routes, dans les stations services, les épiceries, et chaque fois la convivialité, la bonne humeur sont de mise.

l’outil en action lol

9 juin Khiva – Boukara

Tout commence par un levé aux aurores pour profiter de la fraîcheur pour la route. Et voilà un petit déjeuner hors concours qui nous garde à la table quasiment une heure, puis un retour d’information qui nous annonce 400 km sans ravitaillement alors que 2 de nos jerrycan ont décidé de se faire la belle, cassés sur les « belles routes » du pays. Donc, mission bazar pour trouver de quoi les remplacer. Mais s’il n’y a déjà pas souvent d’essence dans ce pays, il y a encore moins de jerrycan. Au bout dine heure à courir fans les allees de ce bazar, en fait un fouk à l’africaine où tout et rien se côtoie, Jo se contentera de 3 bouteilles de coca de 2 l et ma pomme d’un bidon de liquide de refroidissement de 5 l. Nous avons déjà fait le plein d’eau à l’hôtel, alors gazz mais il est déjà 11 h. Nous ferons le plein des bidons et des machines le plus tard possible, afin de tenter de faire ces 450 km annoncés. Mais, comme les stations sont plus que rares, il ne faut pas non plus rater les occasions… problème de taille.Tout ça nous amènera à faire deux fois les pleins en 50 km, pour 2 l dans chaque machine😅. La seconde station fait resto… et propose des spécialités ouzbesques auxquelles je ne résiste pas … encore une heure de plus en moins.Et nous nous engageons sur cette route dont on ne sait rien de l’état… Et nous nous attendons au pire. Par chance, 200 des 350 km que nous avons à franchir viennent d’être refaits récemment, bonheur. Une ligne de béton qui traverse une zone désertique, le long de la frontière turkmène, voilà ce que sera notre décors pour cet après midi.Par chance, nous y trouverons un point relais où nous ferons une halte salvatrice…trop manger, ça fait dormir !Les km s’egrainent au rythme d’une route parfaite, ça change. Chance ! De l’essence à 100 km de l’arrivée, plus de soucis d’autonomie !Mais, hélas, les 100 derniers seront dignes de la série packman ou pire, course de stockcars.L’arrivée à boukara est longue à venir, la nuit nous accompagne, l’hôtel est superbe.La découverte peut commencer. Nous avons parcouru 450 km dans des conditions à vous faire détester la moto.La connexion internet rame… Les photos seront pour plus tard.

7 et 8 juin

Deux jours sans news, désolé. Mais ces deux jours ont été plus que chargés en temps de route, et surtout en fatigue compte tenu de l’état de ces routes.

750 km au compteur en 2 jours, et quelle route !

Tout a commencé dès la sortie du dernier hôtel du Kazakhstan. J’ai d’abord pensé m’être planté dans la navigation tellement il me semblait impossible que ce soit la route principale. Et bien non… C’était la bonne 😭 sable, ornières, nid d’autruche, au milieu des semi remorque, et ce sur les 80 km qui nous séparaient de la frontière.

Arrivés à ce poste frontière, nous n’avions pas l’impression qu’elle était ouverte. Rien ne bougeait et nous étions en attente au milieu d’un vrai champ d’ordures, au milieu d’une population autochtone, pas un seul voyageur. Mais rapidement,en se faisant voir au portail, les portes de sont ouvertes pour nous.

Et, contrairement à nos craintes, nous sommes sortis de cette frontière en moins de deux heures. Et le premier casse croûte fût à la hauteur.

Un pâté lorrain en Ouzbékistan !

Il fallait bien cela pour enquiller la suite qui fût la pire route depuis le début du voyage. Environ 150 km défoncés où les machines chauffaient, au soleil, le vent dans le dos pour ne pas refroidir nos braves bêtes, souvent à vitesse très réduite pour franchir les ornières, slalomer entre les trous plus gros que les motos, doubler les semi avançant au pas pour ne pas tout casser, dans des nuages de poussière. A la fin de la journée, j’avais des yeux de lapins, brûlés. Heureusement, les 200 km suivants, sans être parfaits, nous ont tout de même permis de relier la première ville Koungrad, sans ravitailler en essence. Record battu 360 km sans aucune station service, mais pas sans angoisse de panne sèche

Coup de chance, nous avons fini par trouver à l’arrivée quelques litres de 80 en octane … Et, surprise, ça marche ! Et encore mieux, un guest house ! De la bière !

Petit, mais bienvenu !
Et le resto d’à côté
Des motos à l’abri !

Samedi 6 h en route vers Khiva

Encore une route à la chasse à l’essence et au change, première préoccupation du jour. 100 km avant de retrouver de quoi faire le plein de billets (+ de 2.000000 de brousouf). Nous sommes riches, mais les portes feuilles ne ferment plus…

Et après, 200 km de désert sur une « sorte » d’autoroute où l’on choisit sa chaussée selon l’état du revêtement, étonnant, une fois à droite,une fois a gauche. Du coup, chacune de ces 2 voies est en double sens … Ouf, enfin de quoi acheter de l’eau ! Illusion d’un instant car la bouteille n’a pas supporté les cahots et a décidé de quitter le voyage bien avant que je ne pensais.

L’arrivée sur Khiva est une vraie délivrance, le spectacle commence. Du monde ? Un peu, mais à un moment, ça fait du bien !

De nuit, superbe
Le minaret inachevé qui devait être le plus grand jamais construit
Scotchant

6 juin Aktaou – Bienleu

Journée de route sans grand chose à voir sur une grande partie des quasi 500 km parcourus, il n’en restera rien dans le souvenir si ce n’est cette sensation d’immensite.

La trace du jour

Quelques chameaux, quelques dromadaires dont le pelage laineux prend la couleur du relief ont de temps en temps égayé le parcours. La route est descendu à -116 m sous le niveau de la mer, pour revenir à 200, puis redescendre à – 30. Côté température, ça tape fort de 13 à 15 h, puis se stabilise à environ 28. Pas plus de 3 virages dans la journée, ce qui a permis en roulant à 90 km/h de faire une moyenne de 88. Mais on a bien failli s’endormir 😔

Un instant de pause sur une route sans fin

Nous nous sommes posés à Bienleu, ville qui ressemble à celle de la veille, sans aucun charme. Cette partie du Kazakhstan est assez fade, et donne franchement envie d’autre chose.

Le rétro planning que nous venons de faire montre que ce détour par la Caspienne en place de la traversée de l’Iran nous met dans l’obligation de forcer les étapes pour arriver en Mongolie avant le 29, jour ultime pour entrer dans le pays selon notre visa. Avec les délais passage en douane, c’est très loin d’être gagné.

Bref, on tente le coup, mais ça risque de pourrir sérieusement le voyage. Demain, levé à 6 h et gazz vers la frontière Ouzbékistan, qui paraît il vaut le détour Maintenant, dodo.

Bakou – Kuryk -Aktau 4 et 5 juin

Nous nous réveillons à 8 h, en ayant du coup loupé le petit déjeuner, et en ouvrant les yeux, par le hublot, nous constatons que RIEN n’a bougé, juste un bateau ravitailleur sur notre tribord. Bon, on est bel et bien encore au port.

Et puis, vers 10 h, la fumée devient plus épaisse, et on sort du chenal. La vitesse de croisière se stabilise à 20 km/h, et il ne reste qu’à attendre. Chacun y va de son pronostic, quand arriveront nous ?

11 h 30 sonne le temps du repas. La cuisine est bonne, et même si les plats ne sont pas de la cuisine gastronomique, pour un rafiot, elle est parfaite.

Mais rapidement, le restant de fatigue nous pousse vers la sieste ou le farniente. Nous ne nous bougerons que pour retourner manger, tout aussi correctement. La mer est parfaite, sans aucune vague, seule la pollution énorme sortant des cheminées trouble la quiétude de l’instant.

La nuit est douce, paisible. Nos voisins, pour l’essentiel des routiers, sont conviviaux, n’hésitant pas à partager leur bonne humeur, et un petit verre de vodka qui a échappé aux contrôles de douane. Nous rencontrons des voyageurs qui forcent le respect. Cyclistes anglais, ils rallient Londres à Tokyo, un autre, partant également de Londres, a pour objectif la Chine. Des instants de partage très sympas, chacun y mettant du sien pour échanger ses infos.

Et la nuit reprend sa place, demain nous devrions voir la côte vers 10 h.

Et, dans les temps prévus, après un petit déjeuner que cette fois nous ne louperons pas, elle apparaît, nous sommes heureux !

L’appontage se fait en douceur, lentement, dans un port flambant neuf.

Nous sommes dans les temps, en sortant de ce bateau, nous devrions pouvoir bien avancer dans la journée.

Tout celà était sans compter sans l’ensemble des démarches propres à l’entrée dans ce pays, pas très ouvert. Police, douane, taxes, recontroles, assurance… nous ne sortons du port qu’à 16 h.

Les solutions d’hébergement n’étant pas foule dans le coin,nous filons sur Aktau, 90 km plus au nord. La route est parfaite sur le plan de la qualité de roulage, mais terriblement chaude malgré l’heure déjà bien avancée. Le paysage ? quel paysage ? Une ligne droite, sans fin,donne déjà la dimension de ce que sera la suite… le néant. Et, la bavaroise refait des siennes, les 35 ° n’y étant sans doute pas étrangers. Il va vraiment falloir trouver une vraie solution, sinon la suite va être très difficile.

L’arrivée sur Aktau n’est guère plus réjouissante. La ville industrielle sent encore bien l’époque soviétique, des bâtiments sans âme, moches au possible, une ville sans aucun caractère à ce que nous en percevons. Un coup de chance, nous trouvons un point de chute particulièrement propre et moderne. L’accueil est sympathique, mais la barrière de la langue complique tout. Les visages ont changé, nous mesurons un vrai changement, nous sommes vraiment en Asie cette fois.

Nous nous retrouvons au 5eme d’un immeuble tenu par deux femmes qui gèrent parfaitement leur affaire. Ce sont deux véritables petits studios tout équipés que nous louerons 25 euros l’ensemble, soit 6€ par personne la nuit. Un petit tour dans la proximité pour faire quelques courses nous démontre que nous sommes riches ici ! Il faut simplement décoder cette ville ou tout existe mais tout aussi se cache derrière des façades peu lisibles. Un point d’argent, un peu de change, on va manger au resto ! Et là, compte tenu de la langue, c’est le hasard qui fait le repas. Mais, superbe cuisine ! Et ici, il y a de la patate ! Un repas : max 2 €.

3.6 Bakou bateau

Matin chagrin, nuit blanche. Les premières impressions du « gîte « , qui n’étaient pas si mauvaises, se sont vite révélées catastrophiques. Nous étions en fait arrivés dans un véritable bordel. Ce qui au demeurant aurait pu être marrant si : les lits n’avaient pas été pleins de puces, les moustiques à minima 100 fois moins nombreux, les « clients « de ces dames moins bruyants, les wc en état de fonctionnement, j’en passe.Bref,je n’ai réellement PAS dormi une seule heure. C’est même avec satisfaction que j’ai vu le soleil se pointer. Il n’aurait manqué qu’il ne pleuve …Le programme de la journée était chargé mais nous avions pour objectif de trouver rapidement de quoi nous loger correctement pour enfin dormir et récupérer.La première mission était de trouver un garage capable de confirmer notre intuition sur l’origine de la panne. Facile, et encore, pour l’adresse. Après, il a fallu le trouver, un lundi matin, dans le trafic de l’heure de pointe. Mais, la technique est au point.Nous y arrivons avant l’heure d’ouverture. Les employés sont déjà là. Gentiment, l’un d’entre eux eux nous fait rentrer dans une salle de cantine, au standart BMW et nous propose un thé, puis s’en repart prendre son poste. Le serveur nous fait passer en cuisine pour nous présenter le menu…. Nous qui nous étions contentés d’un kebab la veille dans notre gourbit, nous attaquons la soupe, l’omelette, les gâteaux… rassasiés.

Pendant que nous finissons le « petit déjeuner  » à la mode BMW, Mickey rejoint le mécanicien pour débugger cette bavaroise capricieuse. Rapidement, les diagnostics convergent. C’est bien cette pompe immergée (quelle idée !), plus précisément son fusible thermique, quand il fait trop chaud, il décroche. C’est bien celui-ci qui semble être en cause. En virant la « planque à pognon « que Mickey a installé juste au dessus… et en améliorant la ventilation dans ce secteur, tout devrait aller mieux, sympa le mécanicien de Bakou.


Il faut maintenant trouver une carte SIM locale pour pouvoir communiquer avec l’agence maritime et rechercher un hôtel. Traverser encore cette ville à la circulation débridée n’est pas simple, surtout en groupe. Dans le trafic, j’interpelle un livreur de pizza en cyclo, et je m’extrais du groupe pour le suivre. Tout compte fait, je dois être au niveau local de conduire car je le suis sans difficulté dans le trafic. Il me lâche à 3 km de notre point de départ et je fais le tour des boutiques dédiées.

Dès que l’on est seul ici, les passants deviennent encore plus ouverts à échanger. Je trouve facilement et rapidement la carte, mais c’est une autre affaire que de se libérer des curieux, tous très sympas. Je n’échapperais pas aux selfie.
Je retrouve les copains (merci le GPS et le pifometre) et c’est le briefing.Tous aspirent à trouver un point de chute pour DORMIR ! Alors nous décidons de chercher ce point à proximité du port d’embarquement. Bonne idée… quand on connaît où se trouve ce port. Et les infos sont imprécises sur ce sujet. Bref, nous galérons pour finalement comprendre qu’il n’est qu’à …70 km au sud de la ville et que nous sommes passés devant en visant Bakou.Écran Portable localisésLe port de situe à Alat où nous devrions aussi pouvoir trouver un hostel, avec un peu de chance.La première voie d’entrée vers la ville donne sur le port cargos et ferry, alors je décide d’y faire un crochet pour acheter les billets et connaître le planning des départs. Coup de chance, on nous annonce qu’en se remuant un peu, nous pourrions embarquer le soir même. 3-4 heures environ d’attente annoncée. Nous avons beau être cuits de chez cuits, nous sautons sur l’occasion. L’ambiance est très sympa, le prestataire nous invite au thé dans son algeco climatisé. Il est rassurant sur la suite du voyage, nous sommes logés en cabine, nourris, bref tout va bien. Nous patientons au milieu des chauffeurs de semi remorque, organisés et pour qui cette traversée ne doit être qu’une étape de leurs voyages. Nous devons patienter là, on nous préviendra du moment de passage en douane. Le personnel qui nous a vendu les billets (350 $ passager en cabine, repas, et moto) quitte les lieux, en nous rassurant « vous serez prévenus » par un collègue qui arrivera tout à l’heure.22 h : nous voyons des semi embarquer en passant par un autre slot de douane. Chez nous, rien ne bouge. 23 h, un employé arrive, désagréable, visiblement de mauvais poil. Il ne s’occupe pas de nous. Les semi autour de nous ne bougent toujours pas.

point d’achat des billets et d’embarquement : 39°58’42.9″- 49°26’45.3″E

point d’embarquement vers Aktau

N° de téléphone pour le passage Baku – Kuryk (Aktau) : +994 55 999 91 24. Contact mail : seanews.az@gmail.com

Il va falloir que l’on se prenne en main sinon on va rester en plan. On décide de ne plus attendre et l’on file vers la douane. Généralement, en sortie d’un pays, c’est une procédure légère. En Azerbaïdjan, non, c’est équivalent, voire pire qu’en entrée. Épluchage des papiers, visas d’entrée alors que l’on sort ?, carte grise, démontage,X ray, fouille serrée, la TOTALE. Pourquoi ?

Bref, nous montons les derniers sur ce bateau qui semble d’une autre époque. Petit tour du propriétaire, dernier regard sur l’AZERBAÏDJAN et au lit dans une cabine étroite mais acceptable. Au moins, on va DORMIR.

Jean Yves au premier plan et l’algeco de l’agence au second

2.6 Mingachevir – Bakou

Encore une journée attaquée à l’aube, cette fois pour essayer d’échapper à la chaleur de la veille. La soirée précédente ayant été « chargée » grâce aux rencontres du bar voisin, je somnole presque sur la moto. Ça tombe bien, il n’y a rien à faire qu’à se laisser tirer par les copains.

Un trip de 340 km nous sépare de Bakou que nous avons hâte d’atteindre pour dégoter le bateau. Dès le matin, le soleil tape. Le paysage au nord de la route que nous suivons est superbe, le spectacle des montagnes jeunes couvertes de neige au fond de l’horizon occupe un peu les yeux. Trois mois ne suffisent pas pour profiter de toutes les richesses des pays traversés et je suis frustré de ne pouvoir m’y aventurer.

La plaine dans laquelle notre route s’inscrit est monotone et me rappelle les longues étapes de liaison libyennes, la chaleur y est. Bientôt, les montagnes disparaissent, plus rien à voir. Mais la route change de cap, revient vers le Nord en approchant de la Mer Caspienne. Comme on s’ennuie et que la route est longue, la BMW anime les 100 derniers km … Il va y avoir du boulot en attendant le ferry.

L’arrivée à Bakou nous scotche littéralement. Quelle ville ! Elle mélange les architectures modernes et plus anciennes, une ville que nous découvrirons demain, si les moustiques qui envahissent la chambre de ce pucier me laissent survivre 😅

En Azerbaïdjan, c’est clair, pour l’heure les 2 hôtels que nous avons trouvés sont des hôtels de passe. Il va falloir augmenter le budget..

En attendant nos photos celles ci pour vous faire patienter
Vue de jour ou de nuit extraordinaire

1.6 Roustavi – Mingachevir

En route vers la chaleur, 320 km à 4500 t/mn

Départ à 7 h 30 de notre hôtel qui fût bien animé cette nuit 🤣. Pour nous, après une belle soirée que nous devons à notre guide Diana, la nuit fût parfaite, réparatrice. En réalité, au départ, il était 9 h 30. Et oui, le soleil se lève de plus en plus tôt au fil du voyage. C’était le but de l’aventure, il commence à pointer son nez. Il est 21 h ici, et la nuit est tombée depuis bien 2 h

Le centre de notre journée était le passage de la douane d’Azerbaïdjan qui nous ouvre la porte vers Bakou, le bateau, et le Kazakhstan.

Le passage de la frontière, surtout l’entrée en Azerbaïdjan, n’est pas des plus simples. Démontage des bagages et scanner, on ne comprend pas tout ce qu’ils veulent mais on fait dans le cool. Il faudra tout de même revenir en arrière, repasser en début de contrôle car les lecteurs de plaques, sur nos motos, ne sont pas au top.

Bref, 2 heures, parfois à l’ombre, parfois sous le soleil qui s’affirme, avec les yeux ouverts sur tout, le sourire aux visages comme il convient à la douane, en avançant sans savoir si l’on a bien fait, mais ça finit par passer. Un peu d’argent au change, et gazz, on s’extrait.

Une longue route sous plus de 30 degrés, compte tour à 4200 pour épargner la mécanique qui souffre mais l’essence « premium » à 1/2 Euro, les moteurs soumis à rude épreuve, sont contents du traitement, alors les pilotes sont contents. « Il a démarré ! Yes ! », c’est la phrase préférée des bonhommes.

Et c’est l’arrivée a 17 h, il reste à trouver une piaule. Mais c’est vite fait grâce à l’aide locale, On sera à 4 dans la piaule. Où sont mes boules quies ?

Charmante ville où les gens nous saluent de coups de klaxon sans cesse. Soirée étonnante dans une ville étonnante. 2 litres de bière créent des liens 😂

Architecture locale, bien sentie
L’animation innatendue, pour eux c’est le premier jour de l’été
Et la finale de la Champions League avec les potes d’un soir

Bref, l’Azerbaïdjan est bien plus sympa que la Géorgie .. pour l’instant 😅

31.05 Karouchi – Roustavi

Départ de la petite villa à 9 h 30, tranquilles ; nous y serions bien restés un jour de plus, mais elle était réservée, dommage.

Et retour dans l’arène des fous géorgiens qui ignorent l’existence des plus fragiles qu’eux. Ici, ce n’est pas la loi du plus faible comme en France, mais bel et bien celle du plus lourd. Il n’y a pas forcément d’intention belliqueuse mais simplement une culture différente du partage. Et nous ne faisons pas le « poids « . Nous nous évadons rapidement de la ville pour regagner la voie rapide qui va nous mener vers la capitale, puis notre point de chute, près de la frontière de l’Azerbaïdjan qui sera au menu samedi. Le long de cette route qui mène vers l’Arménie et l’Iran, les panneaux nous rappelle que nous ne sommes qu’à 1200 km de Téhéran…

Heureusement, les paysages de montagnes qui bordent la route sont superbes, montagnes jeunes et découpées, encore couvertes de neige, au bord de la voie rapide, des champs couverts de fleurs, coquelicots et lupins, sur des hectares, rafraîchissants, alors que la température grimper à 32 °.

Jo qui déteste encore plus que moi les villes tire directement vers le point de chute. Nous optons pour une visite de Tbilissi et de sa cathédrale orthodoxe, récente car construite en 2004. Pour les vieilles traces de la civilisation géorgienne, il faudra repasser 😂. Pourtant, pour une fois, je ne regrette pas le combat dans le périphérique de la ville qu’il a fallu mener pour y parvenir.

Et, après un café frappé salutaire, nous filons vers Roustavi, à une cinquantaine de kms de Tbilissi où Jo est déjà arrivé et nous a dégoté un point de chute dont il a le secret, et cette fois cela n’a pas été simple. Merci Jo !

Accueil sympathique, bière fraîche dans un hôtel à 10 mn du centre ville, la belle vie.

Diana, Russe de passage dans la ville et connaissant bien la ville nous guide vers un restaurant local où nous nous régalons. Et au sortir de là, petite virée à la fraîche dans les rues d’une ville en pleine rénovation, au charme certains, et dans laquelle nous découvrons les charmantes géorgiennes que nous n’avions encore pas rencontrées.

30.5 Batoumi -Kachouri

J’ai pris du retard, trop pris par les événements du voyage. Il manque donc deux jours au périple, j’espère que vous ne m’en voudrez pas. J’aurai sans doute du temps à un moment pour vous raconter les 2 étapes qui nous ont bien occupés entre les tentatives de passages des frontières vers l’Iran et notre entrée en Géorgie. Sachez juste qu’elles ont été superbes et nous ont consolés de l’échec iranien. Sûr que nous l’avons en travers, mais il faut savoir s’adapter et tirer de chaque chose le meilleur.

Nous avons donc modifié notre route vers la Mongolie en filant vers la Géorgie, avec l’objectif de traverser l’Azerbaïdjan puis la mer Caspienne par le ferry qui relie Bakou à Aktaou au Kazakhstan. Après, il ne restera qu’à retrouver l’itinéraire vers la Mongolie…

L’avancée des troupes

Pas simple les points de passage obligés

Donc aujourd’hui, nous avons quitté la mer Noire pour rentrer dans l’intérieur de la Géorgie. 300 km pas marrants, une température élevée, des routes pourries mais surtout la bagarre constante sur les routes avec tout ce qui roule, et avec les systèmes perfectionnés de contrôles dont le pays est truffé. Le choix est simple, soit rouler aux vitesses prescrites, et représenter une chicane mobile, soit s’adapter à la conduite locale pour survivre et devenir la proie de la police locale, suréquipée pour vous pister. Logiquement, nous avons opté pour la survie et, logiquement, nous nous sommes fait verbaliser. Mais très gentiment …. faudra tout de même régler nos PV en sortant du territoire.

A 17 h, nous avons atteint nous avons atteint notre point de chute et dégoté un guest house très sympa. Terrasse, cuisine, en pleine ville mais en même temps en pleine nature. Cette fois, les boules Quies ne me protegeront pas que du ronflement de mon pote mais aussi des grenouilles en pleine forme ce soir.

Le gîte, super sympa
Les tronches au moment du contrôle de vitesse p
20 broussoufs : 7 €

Équipés !