19 juin Taldygorgan – Kabanbaj

En sortant de l’hôtel soviétique, en attente du signal GPS, nos voisins, les flics, se proposent de me mettre sur la route. C’est donc sous la protection du gyrophare de ces braves pandores que nous mettons le cap au Nord, confiants dans notre timing car la veille la qualité de la route nous permettait d’espérer sortir rapidement du Kazakhstan, direction Russie.Nous avons vite déchanté… un peu abîmée au départ, cette route « Nationale  » s’est vite transformée en le pire cauchemar que puisse rencontrer un motard. Trous énormes d’abord, ornières longitudinales, graviers, sable, déformation de tous ordres, un vrai catalogue des pièges possibles et imaginables, le tout agrémenté de semi remorques, cars, tracteurs, voitures, parfois pourris, parfois filant plus vite que nous, derrière, devant, en face, dans des nuages de poussière bloquant toute anticipation… Dantesque n’est plus un mot, pour nous il devient réalité. 40, 50 km dans l’heure, en se faisant secouer au point de croire qu’à chaque bosse, trou, la moto pouvait se détruire, voilà ce que nous avons affronté. Il n’y a pas vraiment de mot qui puisse décrire cette route.Concentrés sur toutes ces difficultés, nous n’avons guère eu le temps d’admirer le passage. Le temps des arrêts permet de mesurer parfois la beauté brute de ce pays où la nature semble intacte, peu de cultures, aucune clôture à l’horizon.

Vers midi, nous abordons, sans le savoir, les 50 km les plus pénibles que nous aurons rencontrés depuis le départ du voyage. Vous connaissez la tôle ondulée que l’on rencontre sur les pistes ? En terre, en gravier, en sable, elle est courante, notamment sur les pistes africaines fréquentées par une circulation importante de poids lourds. Il suffit bien souvent de trouver la vitesse adaptée à l’onde pour que tout se passe bien, en général 60 km/h. Et bien, au Kazakhstan, ce sont des routes en enrobée au départ qui, déformées par les poids lourds chargés au delà du possible qui se transforment en tôle ondulée. Imaginez 50 km sur lesquels un ingénieur malade aurait implanté des ralentisseurs de 10 cm de haut, de 50 cm de large,espacés de 3 m. A coup sûr vous obtenez la forme ultime de torture pour les mécaniques et pour les muscles du dos du pilote.

Franchis ces 50 km, quasiment deux heures plus tard, nous nous posons dans la cour d’un hôtel situé dans un des rares villages existant le long de cette route. Stop ou Encore ?Stop ! Un énorme 4×4 , flambant neuf, entre dans la cour et se pose à côté de nos motos.En descendent 4 gaillards, dont un qui parlant anglais, s’adresse à nous. Questions traditionnelles … « de quelle nationalité, vers où allons nous, pourquoi »… Et pour moi spécifiquement « quel âge ? » Je réponds « 25 ans » en faisant référence à la moto, ce qui les fait bien se marrer. Il retourne en référer à celui qui semble le boss de l’équipe et revient vers nous pour nous inviter à le suivre à l’intérieur, pour un thé pensons nous.Nous nous retrouvons 5 mn plus tard un peu rafraîchis, à une énorme table occupée par 5 ou 6 costauds. Et on nous sert un repas traditionnel kazak ! Toujours par l’intermédiaire de son traducteur, nous échangeons sur le pays, sur leurs activités, les nôtres. On apprend qu’ils gravitent dans le monde des chevaux, le boss en possédant…10.000, non il n’y a pas d’erreur de puissance de 10.Quelques minutes plus tard, ils nous proposent de nous faire découvrir les alentours et leur exploitation. Et nous voilà partis dans l’énorme Toyota Toundra, jamais vu en Europe, pour une visite mémorable.

Le parcours d’une heure nous fait découvrir des paysages insoupçonnées que nous ne pouvions imaginer depuis notre tracé de route principale. Vallonnés, couverts d’une herbe rase mais très drue, sans aucune clôture, à l’infini. J’avais imaginé de tels paysages en Mongolie mais à aucun instants dans ce pays qui respire l’authenticité, la Nature brute, originelle, aucune clôture…Enfin nous arrivons au village que nos hôtes tiennent à nous faire visiter et en premier lieu dans une fabrique de miel, selon eux le meilleur au monde. Nous visitons le laboratoire de production ultra moderne, un peu décalé dans les constructions rudimentaires qui nous entourent. Nous rencontrons l’ensemble de l’équipe de production et concédont de bon coeur à l’inévitable photo souvenir. Nous repartirons chargés de superbes pots de miel, qui je l’avoue, est effectivement le meilleur qui m’ait été donné de goûter. Il restera à trouver une solution pour caser ces pots et les ramener. J’en connais quelques unes qui sauront l’apprécier si par chance j’arrive à les ramener en état.Ça pourrait s’en arrêter là, mais le reste de l’après midi nous a encore réservé d’autres surprises.Nous avons été invités à goûter le traditionnel lait de jument, puis de chamelles, non sans avoir été prévenus que nos organismes peu coutumiers de ce genre de breuvage pouvaient « mal réagir », immodium wanted. Il n’en fût rien, et tant mieux.A peine sortis de là, nous avons été invités à « prendre un thé » dans la « maison » du frère de notre hôte.En guise de maison, ce fût un véritable palais en bois, superbe de qualité, situé au fond d’une vallée où coule une rivière de montagne. Un lieu réellement féerique. Le salon de cette propriété est absolument fantastique, plus de 200 m2, une dizaine de mètres sous plafond, une véritable cathédrale de bois, meublé de pièces artisanales kazak sublimes.En guise de thé, on nous proposa des compotés de fruits, framboises, fraises, mûres, aux parfums extra. Nous eumes les plus grandes difficultés à refuser l’invitation qui nous fût faite de passer la soirée et les jours suivants dans ce véritable palais en pleine nature. Tout autour de cette propriété, de nombreuses yourtes, dans un décorum et un luxe que nous sommes plus près de revoir je pense.Pourquoi cet accueil, avoir passé autant de temps pour nous 4 ? Simplement ces personnes sont fières de leur pays, tiennent absolument à le faire connaître, partager.Sincèrement ? Oui, ça a fonctionné. J’attendrai juste 2 ans pour que les routes en cours de construction soient terminées, car, nom de dieu, plus jamais ça !

Retour sur le 10 juin – Boukara – Samarcande

Cet article ne parait qu’une fois que nous sommes sortis d’Ouzbékistan, vous comprendrez certainement pourquoi. Parfois, il est prudent d’être prudent.Ce lundi 10 juin, installés à Boukara, nous avions décalé le départ à 11 h, ce qui a laissé le temps d’une balade pour certains, et d’un peu de mécanique pour d’autres, comme ma pomme. Un petit réglage de suspension, fatiguée par la « route » et ses « imperfections » s’imposait, mon dos devrait s’en sentir soulagé.Un départ cool, et un passage au ravitaillement afin de faire ces quelques 300 km qui nous séparent de Samarcande, étape du jour. Tout se passe sans soucis, jusqu’à ce qu’un « uniforme  » nous barre la route pour nous immobiliser en bord de chaussée. S’en suivent des explications auxquelles nous ne comprenons rien, si ce n’est que nous roulions trop vite. S’enchaîne alors une discussion tout aussi opaque qui finit par la présentation d’images saisies sur un radar à main qui montrent des photos de nos motos avec la précision des vitesses relevées.Fermant le groupe, j’ai bien sûr le meilleur score 74 km alors que la limite est à 60. Les 3 autres compères sont toutefois échelonnés de 65 à 72. Le tarif de l’amende annocée est en relation avec le différentiel et j’écope d’une amende de 90 $, les copains légèrement moins. Le tarif est exorbitant dans ce pays où une grande part de la population vit avec 100 $. On sent bien que quelque chose est négociable et on palabre. La discussion traîne, Jo demande à aller au commissariat pour avoir une explication avec un « chef ». La réponse est simple « c’est moi le chef et je vous accompagne à la banque ». Puis progressivement, la porte s’ouvre… 50 $ chacun, puis 30.Nous nous en arrêterons là, casserons notre tirelire et filerons pour reprendre notre chemin avec toutefois au fond de nous un sentiment mitigé sur ce qui venait de se passer.S’en suivent 200 km de route alternant le pire et le meilleur pour arriver à Samarcande, sous quelques gouttes de pluie. L’hôtel visé se situe en plein centre ancien de la ville ce qui nous offre une petite zone de trial pour y parvenirIl se cache dans une maison très ancienne, pleine de charme dont la cours intérieure propose un superbe endroit pour stocker nos machines.Dans la négociation du tarif, nous revenons sur notre aventure policière, erreur on ne peut plus funeste. Notre hôte s’empare de l’affaire et prévient la police, car selon lui c’était une arnaque pure et simple.Dans le quart d’heure suivant nous verrons défiler la moitié du commissariat qui réclame des précisions pour mieux comprendre ce qui s’est réellement passé. Ils confirment que nous avons bien été arnaqué et nous assaillent de questions pour cibler ceux qui semblent être des faux policiers. Nous ne leur seront que d’un faible secours hélas, aucun de nous n’atant noté précisément le lieu, ou mieux pris une photo.Ça pourrait s’en arrêter là… Mais ces braves fonctionnaires, au moment d’aller dîner nous présentent des photos d’éventuels suspects de ce type d’arnaque en nous demandant de les identifier… aucun ne correspond à nos souvenirs. Mais pas question qu’ils nous lâchent comme ça, on doit bien avoir des précisions pour les aider à neutraliser ce type d’individus. Ils nous invitent à manger au restaurant… dont la cuisine nous laissera le meilleur souvenir. Les relations sont amicales, mais une forme de pression reste présentes.Nous allons dormir assez vite, la route a été longue et ces derniers événements nous ont pris à tête. Demain, il fera jour. Les policiers sont toujours à l’hôtel lorsque nous nous mettons dans les draps.Le lendemain, 8 h, à peine le petit déjeuner pris, ils sont à nouveau là…Présentation d’une nouvelle photo… gagnante ! L’enfoiré qui nous a arnaqué la veille est bien en face de nous ; pour le moins efficace la police ouzbesque. Nous ne saurons jamais si cet individu était un policier verreux ou un truand mais le fait est qu’il a été « neutralisé « . Nous étions déjà bien content de ce résultat, mais nous le furent encore bien davantage quand le responsable local de la police revint nous rendre notre mise …. En moins de 24 heures, l’affaire a été réglée de main de maître.Et pour couronner le tout, afin de nous être agréable, nous furent promenés toute la journée par la police touristique en la personne d’une charmante policière, fort jolie et parfaitement dévouée à tous nos besoins…

18 juin : Almaty – Taldigourdan

Réveil matinal au relai motard d’Almaty, véritable caverne d’Ali Baba du Kazakhstan pour tous motards de passage dans le secteur. Petit déjeuner au lance pierre, sans pierre, et départ vers le garage BMW de la ville. L’accueil est très professionnel, et le diagnostic vite fait, c’est toujours cette pompe immergée qui continue de faire des siennes dès que l’essence monte en température. La solution serait de la remplacer, mais elle n’est disponible que dans un délai d’un mois, pour la modique somme de …800 €. Nous revenons donc au relai motard de la nuit précédente car nous avons repéré une F650 en cours de travaux dans l’atelier. Mais non, il n’y pas aura pas moyen de la cannibaliser, hélas. Nous reprenons donc la route au meilleur moment de midi… après avoir fait la rencontre d’un couple de français en Royal Enfield himalian, qui relie St Tropez à Bali. A voir l’état des machines à 11.000 km, nous ne sommes pas forcément convaincus de la fiabilité de cette machine rustique, mais le projet inspire le respect.La route est facile dès la sortie de la ville, encore faut-il la traverser. Mais, là aussi, nous avons de la pratique, heureusement et nous regagnons le réseau principal sans y laisser de plume et sans prendre de prune.S’en suivent 300 km de bitume nickel, en plein soleil et un vent parfois bien pénible. A mi chemin, nous trouvons un point de halte vers 14 h, le long d’un très joli lac, et un petit resto dont la jolie serveuse restera dans nos yeux.La route, monotone pour le plaisir de conduite, est toutefois bien agréable sur le plan des paysages traversés. Les 150 derniers km nous font grimper à 1000 m, montagnes aux couleurs chaudes mêlées au vert de la végétation. Sur ces 150 km, chacun roule à son rythme et les interdistances se creusent. Je me mets à imaginer ce que ressentent ceux qui voyagent seuls, un sentiment d’absolue liberté qui se mélange à la crainte d’une panne bête, seul dans ces longues étapes. Il faudra que j’essaie ça, un jour. Pour l’instant, nous nous retrouvons à l’entrée de Taldigourdan pour refaire les pleins et rechercher notre point de chute.Nous le trouverons à l’entrée de cette ville de 110.000 hbts, ce qui nous évitera de la traverser encore ce soir.L’hôtel fait dans le sordide des vieux bâtiments soviétiques et, même s’il a dû connaitre ses heures de gloire, ce qui en reste n’a vraiment rien de charmant. Et quand vous demandez le code Wifi, les yeux s’écarquillent, une première dans ce pays. Bref, vous n’aurez donc ce message que … plus tard. 22 h 15, je mets les boules Quies… réveil à 6 h demain, direction Nord

17 juin Bichkek – Almaty

Au programme du jour, nous avions le passage de la frontière Kirziguistan – Kazakhstan, seconde entrée dans la pays. Devenus des habitués du sujet, nous remontons les files et patientons devant la grille d’entrée. Très peu d’attente et nous passons au scanner, sans problème.Passage au change, 70 €. L’essence n’est pas chère, il reste juste à éviter de se faire plumer car, paraît il, la police a aussi de mauvaises habitudes ici.Et la route, en bon état défile. Nous essayons de respecter les limitations (100 km/h), en se faisant doubler par des avions qui passent à 50 cm de nous à 140. Je calcule dans ma tête le kilométrage nous séparant de la Mongolie : environ 2000 km, on devrait y parvenir dans les délais (le 28 au plus tard) sans trop de problème.Et c’est à ce moment que la bavaroise se remet à faire des siennes… Une concession BMW existe à Almaty … Nous y filons, presque à tout hasard. Rendez-vous est pris pour le lendemain 9 h. Pour l’heure, il nous faut trouver de quoi nous loger. Sur les conseils du réceptionniste du garage, nous débarquons à « l’hôtel motard » qu’il nous a indiqué.Endroit surréaliste en banlieue assez populaire, c’est en fait un ensemble qui intègre un garage Pro, un garage particiatif, un magasin de pièces détachées, un dortoir, et un pub. Le logement y est spartiate, les communs dignes du moto club de l’APM, avant ! Mais l’accueil et l’ambiance sont au rendez-vous, donc nous nous entassons dans ce dortoir ou dort déjà à 18 h, un motard, dont nous ne connaîtrons jamais la nationalité. Fatigué ? En pleine récupération après la fête ? On n’en saura rien.Petit buibui pour casser la croûte et au pieu … juste à monter sur la couchette du haut sans se vautrer

16 juin suite vers Bichkek

Nous avons passé un super moment dans cet hôtel improbable dont le patron était particulièrement attachant. Le site dans lequel il est implanté est hors du commun, splendide.

Un site féerique
Une gentillesse hors du commun

Et c’est parti, direction Bichkek, à environ 330 km. 330 km où nous aurons vécu des moments superbes avec des paysages à couper le souffle, parfois à plus de 3000 m et où la brave bête de somme de Jo n’en pouvait plus par manque d’air.

Haut !
Le premier col de la journée, neige …

Et pendant une centaine de km, ce fût un plateau d’altitude, où les troupeaux de chevaux de mélangeaient aux troupeaux de moutons, à en créer des bouchons de semi remorque, nos voisins quotidiens.

Un plateau d’altitude, annonce de la Mongolie
Un instant à l’abri du vent

Mais, pour gâcher un peu cette journée, encore un coup d’arnaque de nos amis les policiers … 4 de plus au panier ! Il y avait un panneau 60, si, si, mais 10 km avant… Directement dans leur poche. ! Un motard Russe, pris au piège comme nous a heureusement négocié un arrangement, 4000 sum soit l’équivalent de 60 €. En deux jours, 160 € dans la poche de la corruption kirghize…

Ce pays est magnifique par ses paysages et par ses habitants. Hélas, ces différentes aventures de corruption pourrissent bien l’image et donnent presque envie de le quitter au plus vite. Ce sera pour demain, en espérant que les derniers km qui nous séparent de la frontière ne donnent pas l’occasion à ces pourris de pseudos flics de nous arnaquer une nouvelle fois

15 juin : Ochs – Kambar-Ata

Départ tardif de l’hôtel de luxe de Ochs pour récupérer nos motos rangées en sécurité chez le propriétaire, à quelques km de là. Moto chargée, il me semble que j’ai oublié ma trousse de toilette à l’hôtel, donc retour à la case départ. Arrivé à l’hôtel, je me souviens avoir modifié mon chargement et qu’en fait, cette trousse est bien dans mon bagage… Ne jamais modifier son plan de chargement ! Et ce sera encore un passage chez Zorro moto pour revoir la pression d’un pneu de la BMW qui semble avoir perdu de l’air depuis la récompenseveille. Après cela, nous partons à la chasse a8ux broussoufs … Résultat, nous ne sortons de la ville que vers 11 h, direction Bichkek. Nous sommes obligés de faire un large détour pour ne pas repasser à nouveau la frontière ouzbesque, et nous ne pourrons atteindre Bichkek distante de 650 km sans faire une étape intermédiaire.Les 200 premiers kilomètres sont une vraie purge, du fait de la traversée de nombreuses agglomérations limitées à 60 km/h et de nombreux secteurs de travaux le long de la route. Sur ces chantiers interminables, la vitesse est limitée à 40 km/h. Tout ce réseau est hyper surveillé par la police et bien sûr je me fais planter à 61 km/h dans un secteur soit disant en travaux. La route est tellement pourrie que l’on ne sait pas vraiment où sont ces travaux… 21 km/ h au dessus de la limite… soit 500 $ d’amende pour ma pomme, selon les affirmations du policier verreux qui m’arrête, alors que les potes sont passés au travers. Un quart d’heure de tractations avec cette enflure me soulage de 100 €. Et il faudrait que je le remercie alors que l’argent finit directement dans sa poche sous mes yeux. Promis, j’ai l’adresse du poste dont il dépend, et je lui donnerai des nouvelles au retour via l’ambassade.Et enfin, la récompense arriveLe Kirziguistan est un petit pays extrêmement montagneux. Après les longues plaines sans fin du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan, nous attendons la montagne avec une vraie impatience. Autant les 200 premiers km ne nous avaient vraiment pas convaincu, autant les 130 suivants furent EXTRAORDINAIRES. Autant par la qualité des revêtements que par les paysages traversés, nous en avons pris plein les yeux.Et un hôtel de classe à l’arrivée, au bord du lac de ….

Ochs 14 juin

Journée consacrée à l’entretien des motos qui en avaient bien besoin. 3 des compères ont choisi de changer leurs pneus, je reste sur la monte d’origine. Nous avons travaillé chez « Zorro moto « , un suisse installé à Ochs, à un emplacement bien choisi à mi chemin de la route pour beaucoup de routards comme nous.

Nous y avons été bien accueillis, et le stock de pneus, huile, jerrycan, bombes de réparation de pneus et autres sangles en a pris un coup.

Jeff est un gars sympa, compétent, pas forcément bien épaulé, mais il est sûr que son affaire va bien se développer. Ce sera sans doute un incontournable de la ville dans quelques temps. Il nous a laissé travailler sur nos machines dans de bonnes conditions, compte tenu de l’endroit.

Bref, les machines sont aussi bien qu’elles peuvent l’être au milieu du périple, car si la Mongolie approche, elle est encore loin, et surtout nous continuons de nous éloigner de la base de départ. Nous sommes à H-4 de vous et ce n’est pas fini.

13 juin Angren-Ochs

Départ de l’hôtel à 8 h 30 sous un ciel bleu parfait et sur lequel les sommets enneigés se découpent idéalement. Elles semblent bien hautes ces montagnes. On va s’en rapprocher un peu ce matin. Mais d’abord, il faut encore courir après l’essence, plus de station sur 200 km.A la station, un passant nous offre une grosse partie des pleins … va comprendre, il a donné l’argent au pompiste.Première partie de route où l’on réapprend les trajectoires… Depuis le temps que l’on va tout droit, au début ça surprend. Le paysage est superbe, juste gâché par les innombrables pylônes qui envahissent les montagnes. La gopro devrait nous donner des images. Au détour d’un arrêt photos, un routier nous rejoint ; il s’est arrêté juste pour nous saluer et observer les motos.Dans les montées à 12 % sur des kilomètres, nos bécanes s’amusent à déposer les convois de semi qui marchent au pas. On atteint 2200 m et on bascule. Un petit arrêt syndical (comme tous les 100 km) …et la bavaroise refait des siennes. Plus de peur que de mal cette fois, ce n’est qu’une cosse deserrée, Mickey souffle de soulagement. Vingt kilomètres plus loin, l’électronique annonce une crevaison… juste pour l’achever.La route est correcte, nous achevons nos 330 km du jour pour nous présenter à la frontière avant la fermeture de 17 h.Puis ce sera quelques km de bouchon à remonter pour trouver le garage de demain et surtout une belle galère pour trouver un hôtel.

12 juin Samarcande – Angreen

Journée de liaison en direction de la frontière du Kirghizistan que nous souhaitons passer jeudi dans l’après midi afin d’être au garage de Ochs pour changer les pneus de certains et revoir la fourche de la XT.350 km peu passionnants, agrémentés de grands coups de klaxon de la quasi-totalité de ceux qui nous doublent, que nous croisons ou que nous doublons. Visiblement nous sommes sur une route de grande liaison vers l’aventure. Dans tous les villages traversés par cette grande route, des gens, souvent des enfants, nous interpellent pour proposer un arrêt buffet dans des jardins en bord de chaussée.La route suit les vallées, un seul col se présentera sur l’itinéraire.Nous arriverons tôt à Angreen pour trouver un chouette hôtel en sortie de ville.