14 Juillet : Kaminki – Irkoutz

C’est le boyau en vrac que je charge la moto. Mais s’il y a un médoc efficace dans la chimie pharmacienne, c’est bien l’imodium. Je propose d’ailleurs que l’on décerne le prix Nobel à son inventeur, le prix Nobel du Pet. Il en est largement plus digne que certains politiques pour le prix de la Paix.Bref, pas de petit déjeuner pour moi, les copains non plus. Au moment de démarrer les moteurs, la Yam de Jo lui rappelle qu’elle est toujours bien là et qu’elle peut bien lui pourrir la journée, surtout s’il ne lui donne qu’une mauvaise essence de 90 °, chargée de flotte, dernier cadeau de Mongolie. Mais une petite purge de cuve règle rapidement le problème ; c’est décidément le jour des purges.La route devient plus sympa qu’hier. Elle franchit une multitude de rivières qui alimentent le lac, nombre des ponts sont en cours de réfection, sans doute les conséquences des inondations énormes qui se sont produites en début juin. Les vallées creusées par ces rivières dans la forêt que l’on pressent profonde, immense, sont superbes. Leur descente en canoë doit être une belle aventure russe.La route quitte le bord du lac, grimpe dans le relief et gagne 800 m d’altitude. Son tracé me rappelle qu’une moto, ça aime les virages, et que, même si ça fait longtemps qu’elle roule essentiellement tout droit, la petite vieille à bien envie de se dégourdir les crampons. Allez, juste quelques virages, pas plus … il reste du chemin pour rentrer et ce n’est pas le moment de se vautrer. Pas de chance, en montant dans le relief, la brume s’installe et nous ne pourrons pas avoir de beaux points de vue sur le lac.Un arrêt café à 150 km d’Irkoutz, et un message de l’agence de voyage russe contactée depuis UB nous fixe rendez-vous à la gare à 15 h. Gazzz, on y sera sans soucis.L’entrée de la ville est celle d’un autre temps, les rues sont grises, la banlieue est grise, le ciel est gris. Après l’immense forêt que l’on a traversée depuis la Mongolie, Irkoutz apparaît enfin … ville industrielle, importante, active.Le point GPS est précis, facile à atteindre. Il correspond à celui que Christelle m’avait donné il y a un an lorsque je préparais le trip : la gare.Dans une impasse à moins de 100 m de la place, un quai où tout se précise.A peine arrivés, la solution pour transporter les motos s’impose. Et, comme à chaque fois dans l’aventure, notre bonne étoile fait que le train part demain. Il était donc temps d’arriver. Nous devons décharger les motos, vider les réservoirs, mettre en carton nos bagages, fringues, équipements et autres bazar. Ca va vite, très vite, trop ? 😆😀Bref, nous sommes le 14, nos motos partent le 15 d’Irkoutz, arrivent le 20 à Moscou, « ca, c’est fait. Coût du transport moto 350 €. »Bon, mais les gars, on y va comment à Moscou, nous ? »L’idée de départ était de revenir tous les 4 en train, le transiberien. Cinq jours de voyage, idéalement dans le même train que les motos, 4 dans un compartiment que nous aurions ainsi privatisé, ca pouvait être une belle aventure. Enfin, une aventure, c’est sûr, mais Russe tique, c’est sûr aussi.Il y avait la solution d’acheter 4 places de façon à ne pas se retrouver avec un olibrius du genre de ceux rencontrés ailleurs dans les hôtels, la solution de voyager en première, luxe, et éventuellement l’avion. Premier train voyageur le 17, en seconde classe où il faudra acheter 4 places à 350 € pour être peinards, premières places en première classe le 24 à plus de 500 €. Dans les deux cas, les motos arrivent avant nous…

L’avion : 400 euros, départ le 15, arrivée 6 h plus tard, avec du coup 5 jours à Moscou à attendre les motos, mais la ville est grande, et ça va nous changer de faire un peu les touristes, la décision est vite prise, gazzz ! Restera à se loger…

Point d’embarquement des motos pour Moscou
52°16’49.2 N 104°15’36.9″E
52.280333, 104.260250

Plan de la ville et localisation gare d’embarquement : https://www.google.com/maps/place/52%C2%B016’49.2%22N+104%C2%B015’36.9%22E/@52.2811209,104.2589572,16z/data=!4m5!3m4!1s0x0:0x0!8m2!3d52.2803341!4d104.2602385

et pour l’avion : https://www.uralairlines.com/fr/

13 juillet : Gusinooziorsk – Kaminki

Après cette nuit mémorable, où nous étions sans doute les premiers levés du village, nous avons pris la route vers 6 h. Les routes russes sont généralement en bon état, mais pas forcément exemptes de pièges, liés généralement à des problèmes de structure. Quand on connaît les écarts de température et les charges qu’elles doivent encaisser, on ne peut s’en étonner. Maïs le savoir faire russe ferait pâlir plus d’un ingénieur des Ponts français, ceux que je préfère… au dessert.

Bref, ces routes ne sont plus vraiment un problème, on ne s’y fait pas trop secouer, il n’y a pas forcément beaucoup de trafic, on y trouve régulièrement de quoi ravitailler homme et machine. Ajouter qu’elles ne sont que rarements sinueuses (au point que j’ai déjà réussi à dormir au guidon) et vous comprendrez que pour nous elles ne représentent plus vraiment un problème, voire qu’elles sont …. chiantes pour peu que le paysage ne soit pas au rendez-vous.Dans cette étape de 300 km, sous une température d’abord assez élevée mais qui s’est progressivement refroidi en remontant vers le Nord, j’ai trouvé le temps long. Sur le gps, je voyais bien la proximité du lac Baikal, mais la distance à laquelle passe la route du bord du lac, le manque de relief, la forte coupure que représente la double voie ferrée qui le borde, et de nombreuses installations riveraines, bref l’environnement en général, me pourissait mon rêve de le découvrir. Le plus grand lac du globe était là, et je ne pouvais vraiment l’approcher.Je ne rêvais en définitive que de trouver un point de chute correct pour dormir enfin, après 2 nuits particulièrement peu réparatrices. Pas de chance, arrivés au kilométrage syndical, nous n’eumes pas l’embarras du choix. Ce fût un motel de bord de route dont le parking était envahi de poids lourds, dont les chauffeurs bivouaquaient, samedi oblige. Mais une telle fréquentation est un signe intéressante: on y a mangé, à peu près, correctement. Mais ce motel de bord de route avait un trésor caché, un passage inférieur à l’énorme voie ferrée qui limitait tout au long de la journée l’accès au rivage. Et là, enfin, le lac Baikal ! L’heure était propice à attendre la lumière du couché de soleil, en observant les routiers se baigner dans cette eau pas vraiment chaude, nous avons attendu.

Dire que ce rivage est exceptionnel serait mentir. Dire qu’il est banal le serait aussi. Personnellement, je m’y suis senti bien, apaisé. Son atteinte représentait sans doute pour moi un des principaux objectifs du voyage, et d’y parvenir était une forme de réussite de la seconde partie de l’aventure.L’ambiance entre les routiers en attente sur ces parking de stockage est visiblement et acoustiquement bonne, quelque soit l’endroit où nous nous y sommes brièvement mêlés. La Vodka en Russie n’y est pas étrangère. Les 3 gaillards de Français garés là, dans un endroit aussi paumé, attirent les questions, les sourires sont de mise, les photos une institution. Dommage pour nous de ne rien comprendre à cette langue, vraiment dommage. Si l’on parvient parfois à se faire comprendre dans le quotidien, ce n’est vraiment que de manière très approximative, voire pire. Il nous faut par exemple nous adapter à ce que nous avons réellement demandé à manger, et accepter que le steack frites espéré se transforme en bouillon clair dans lequel flotte un bout de boeuf et une patate à l’eau. Que de rêves brisés 😆 ! Mais, surtout, c’est la difficulté de partage durant ces moments de rencontre qui m’ont le plus frustré. Alors, on se tape dans la main, en Russie on s’étreint et on avale un verre de vodka cul sec en se marrant dans le fond d’une semie transformée en bar.

Je ne sais pas si çe fût la vodka, la saucisse partagée avec eux ou ce que je mangeais le soir à l’auberge … mais la nuit fût intestinalement agitée, ce qui ne me permis pas vraiment de récupérer parfaitement. Et de 3

12 juillet Orkhon – Gusinooziorsk

Réveillé avant les aurores, j’ai pu admirer un levé de soleil qui compte parmi les plus beaux que j’ai connu dans ce voyage et sans doute un peu plus. J’ai eu le temps de ranger mon barda avant que les amis ne se lèvent, c’est toujours cool de ne pas être à la bourre le matin.

Il nous restait une centaine de kilomètres avant la frontière et nous y sommes arrivés vers 10 h. Aucune difficulté pour sortir de Mongolie, un peu plus compliqué pour rentrer, pour la seconde fois, en Russie. Il faut en effet remplir un formulaire de demande d’importation temporaire pour la moto, ce qui ne pose aucun problème, si ce n’est que ce formulaire est rédigé en russe, sans traduction.. Mais, avec la complicité d’une douanière sympa et d’une motarde russe, tout s’est déroulé sans accroche. A la question « have you medicines to declare? », j’ai dit oui, ce qui m’a valu de sortir ma pharmacie et d’expliquer le pourquoi de chacun de mes médocs à une charmante douanière. Pour lever toute ambiguïté sur le pourquoi de ces medocs, j’ai soulevé rapidement mon t-shirt et fait état de mes plus belles décorations cutanées. J’ai ainsi gagné la fouille classique des bagages, bon plan.

Sur place, nous avons retrouvé Jean Yves qui a passé la frontière quelques instants avant nous. Juste sortis de cette frontière, il nous a confirmé son intention soit de rentrer en avion, soit de rentrer par la route, excluant toute idée de rentrer par le transsibérien comme nous l’avions évoqué au départ. Du fait, il préfère monter rapidement sur Irkoutsk pour faire le point sur les possibilités de transport aérien et éventuellement attaquer dans la foulée le retour par la route en solo. Jo, Mick et ma pomme restons sur le plan de base, motos dans le transsibérien et bonhommes dans le train ou en avion. Nous restons et resterons en contact régulièrement.

La frontière passée, nous remontons tranquillement vers la nord. La route est bonne, mais la fatigue de la nuit passée en bivouac agité, et la chaleur qui monte (37°), nous incitent à trouver un point de chute cool sans rouler trop tard. Repéré sur la carte, ce sera au bord d’un lac au détour de la route. A priori, malgré qq km de pistes dont nous nous serions bien passés, tout se présente bien…

Gérardmer en Russie

La suite lui prouva que non

Il ne fut d’abord pas pas trop facile de trouver quelque chose pour nous restaurer, mais nous avons fait contre mauvaise fortune bon cœur en avalant des pirochs bien gavant, accompagnés d’une bière… Ca colmate.

Crevés, et bien crades, nous avions « caressé l’espoir de bien dormir et de prendre une bonne douche ». Entassés dans moins de 8 m2, au milieu d’une véritable ruche, nous avons vécu la pire nuit du voyage… La case voisine était occupée par des « locaux » qui ont passé leur nuit à se battre et à s’engueuler, séparés de nous par moins de 3 cm de bois. Quand je dis « passer leur nuit », ce fût TOUTE LA NUIT « .

un lieu à éviter … en Juillet
c’est par là !
ou par là !

Résultat : à 6 h 15, nous étions répartis, sales et crevés… Direction Irkoutsk.

Oulan Bator – Orkhon

Pas facile de quitter notre havre de paix d’Oulan Bator … Nous y étions si tranquilles que je n’ai pas bougé de la journée de mercredi, si ce n’est de la terrasse à l’atelier pour changer pneus et huile de ma fidèle petite vieille qui, pour l’instant est à la hauteur de mes attentes.

Nous quittions ce matin Patrick qui est rapidement devenu un vrai pote, super compagnon de voyage. Pas facile. Il a prévu son retour pour septembre et reste en Mongolie plus longtemps que nous.

Bref, ce n’est que vers 10 h 30 que nous nous mettons en route. Malgré ou du fait du Naadam, le trafic est infernal. Les automobilistes, slalomant entre les bosses et les trous de cette route pourrie sont des vraies chicanes mobiles et nous n’avancons qu’à petite allure. Rapidement, la chaleur monte pour atteindre plus de 37 °, et bonne nouvelle, la bavaroise revue et corrigée, tient bon. La Yamaha est au top, Jo a fait du beau boulot.

Parfois la route pourrie se transforme en piste infernale, s’ensable, nous absorbant dans des nuages de poussière opaque. Pas cool, mais pas du tout. Nous avions rencontré à UB un japonais qui s’y était crashe et nous comprenons vite pourquoi. Jean Yves ayant décidé de faire route en solo, Mick, Jo et ma pomme avons décidé de passer notre dernière nuit en bivouac. Il fait tellement chaud que nous retardons l’heure de l’arrêt.

A 18 h 30, un petit crochet sur le bord de la route infernale nous projette dans un autre monde, à moins d’un km de la principale.

Jo et Mick montent leur tente, et je tente une nuit à la belle car tout semble réuni pour que ça se passe bien….

Une soupe chinoise vite avalée,nous passons notre soirée à admirer le paysage et les troupeaux qui se rassemblent autour de nous. Un cavalier passe un instant nous rendre visite. Le partage d’une cigarette sera notre seul moyen de communication.

Un café, deux, et nous nous allongeons.

Première étape, les moustiques attaquent. Je m’emballe dans le duvet. Trop efficace, j’y crève de chaud. Mais c’est ça ou se faire bouffer… Le vent se lève, les moustiques dégagent, la fraîcheur se perçoit, doucement. Pas longtemps… un camion plus bruyant ? un train ? Non…! La pluie qui arrive… Chaud, confortable, mais pas étanche mon duvet ! De quelques goutte, c’est une bonne averse qui radine. L’expérience du pays me fait craindre les grandes eaux. Jo, mon sauveur, se réveille, vire ses affaires à l’arrache de sa tente et m’offre un abri de fortune dans l’espace réduit qui lui reste une fois ses affaires abritées. C’est bon les potes ! La pluie se calme et le ciel se libère rapidement. Jo m’aide à déballer ma tente restée sur ma moto et j’emballe mon sac dans le double toit, au cas où….

Le reste de la nuit est calme, mais mon sommeil n’est pas profond. Je guette les nuages, le vent au sol est opposé à celui d’altitude. L’orage de chaleur est bien présent. Les bruits de la nature mongole me sont inconnus et je ne parviens pas à mettre un nom derrière chaque bruissement. Au petit matin, un bruit étrange, un battement d’elytre ? va et vient au dessus de moi, insiste. La nuit est partout, les étoiles superbes. La lumière pointe, le bruissement qui m’inquiète disparaît, le soleil… Je le tiens mon cliché du côté où le soleil se lève.

9 juillet : Kharkhorin – Oulan Bator

Comme c’est l’habitude en Mongolie, ce matin le petit déjeuné nous est passé sous le nez. Nous avons donc entamé les 360 km qui nous séparaient d’Oulan Bator vers 8 h 30 locales. Une route pas forcément facile du fait de déformations marquées qui fatiguent autant les amortisseurs que les muscles du dos, mais tout compte fait assez rapide sur les 300 premiers kilomètres. Les 60 derniers ont par contre été mémorables … Un milieu urbain de plus en plus dense, une circulation débridée qui impose une attention et une anticipation constante nous ont achevés. La traversée de la ville est en soi une vraie épreuve de navigation et de gymkhana dont nous sortirons vainqueurs. Jean-Yves, parti en solo, fera les frais de l’opération, surchauffe de la Yamaha qui l’a abandonné dans le piège du centre ville.

L’arrivée chez Fortec est une vraie délivrance. Petit garage aménagé en resthouse, on y trouve TOUT pour se refaire, avant tout un accueil extraordinaire. Jo et Mick y sont depuis 3 jours et c’est un vrai plaisir de les retrouver en pleine forme, fidèles à leur bonne humeur. La XTZ a retrouvé sa pleine forme, un simple écrou de vilebrequin deserré expliquait ce cognement inquiétant. Pour la bavaroise, un changement de pompe à essence à la mode Nippon Denso semble avoir été salutaire, « Deutsche Qualitat » contre fiabilité japonaise, pas photo …

Une belle soirée de retrouvaille, et une pensée émue pour Jean Yves posé dans le cloaque de la ville.

8 juillet Kharkhorin

La chance a voulu que nous soyons dans cette petite ville de Kharkhorin au moment du Naadam, fête nationale mongole, qui célèbre l’indépendance du pays face à la Chine.La fête de déroule sur au moins 2 jours, parfois 3. Nous avons donc assisté à l’ouverture de la fête sur une énorme prairie entièrement consacrée aux activités de la journée. Au centre, une sorte d’arene dessinée par d’énormes tentes, seul endroit pour se protéger du soleil omniprésent. Et oui, la Mongolie manque sérieusement d’arbres dans la plaine.

Le cheval est le premier invité de la fête, il est PARTOUT, superbe.

A l’ouverture, avant les discours protocolaires, on aurait pu se croire à une fête d’école. Les enfants présentaient, encadrés par celles que je pense être leurs institutrices, des chorégraphies approximatives, mais bien sympathiques.Puis ce fût des groupes folkloriques traditionnels mongoles, dans des tenues de couleurs vives éclatantes sur le fond vert du décors naturel. Les enfants sont habillés de leurs plus beaux vêtements, les petites souvent en véritables princesses.

Après des groupes de chanteurs aux voix venues de profondeurs étonnantes, les lutteurs sont apparus..

Pour le moins, des beaux bébés…

J’avoue que le soleil à eu raison de moi et que je suis parti m’offrir une biere fraîche dans un hôtel chic de la ville où nous nous sommes refait un foie et un estomac !

7 juillet : Tsertserleg – Kharkhorin

Toute petite étape de 120 km pour atteindre Kharkhorin où nous espérons pouvoir assister aux fêtes du Naadam ailleurs qu’à UB où tout se passe dans le stade de la ville, et où la foule sera infernale. La ville où nous nous sommes posés (JY, Pat et ma pomme), se situe au sud de la vallée de l’Orkhon, qui est une des régions les plus courues des touristes.

Un beau musée, le plus beau du pays paraît-il, se situe face à notre hôtel. J’y suis donc allé, même si je me doutais que, consacré à l’histoire de l’empire Mongol, il me parlerait peu. Malgré mes efforts, ce fût le cas lol.

L’entrée du musée
Le hall principal

J’y ai tout de même deviné plus qu’appris que cette « ville » dont la population aujourd’hui atteint à peine 14000 hbts, avait été la capitale de l’empire Mongol, à l’époque où celui-ci était le plus étendu. Il en reste l’enceinte principale et ses 108 tours (stupas), on peut encore voir y plusieurs monastères bouddhistes, plus jolis les uns que les autres. Les lieux restent très authentiques, même si j’ai pu y trouver dans le seul coffee shop digne du nom rencontré en Mongolie, un nespresso. « What else? »

Le local de l’étape Georges Clooney
Les monastères bouddhistes tibétains
Tour d’horizon
Incontournables moulins à prière
Costumes traditionnels

Touristes, touristes

La veille du Naadam, il y avait un peu de monde, et notamment l’équipe de Vingtage Ride, et leurs R.E Himalayan, aux jolies couleurs chatoyantes. Chacun se fera un avis, moi ça me rappelle pas la joie et la bonne humeur.

Ya de la joie.
Moto couleur locale
Essai d’infiltration

Je ne sais pas… Il y a un certain nombre de choses que je supporte plus ici et je ne vais pas y traîner. Bon, la bouffe hélas restera la même, la jaunisse nous guette, va falloir trouver de la vodka en contre poison. Et tant pis pour ceux qui ne croient pas en ma thérapie ! Au moins, ça fait dormir.

Non, il n’était pas empaillé, pauvre gars
Temple Laviran d’Erdene Zuu.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Erdene_Zuu

5 et 6 Juillet : Tsertserleg

Ça faisait un bout de temps que nous ne nous étions pas posés … Je ne sais même plus depuis quand. Ah si … depuis le 26 juin, date d’entrée dans le pays. Depuis, nous allons vers UB, à marche constante. Alors ces 2 jours, je bulle ! enfin, presque.

Notre point de chute

Il se situe dans une quasi impasse de la ville, où l’on retrouve une grande majorité des hôtels. Endroit tranquille, il est reposant, serein. Propre, simple, je m’y sens bien.

Un peu de nettoyage des photos, des fringues qui le méritaient bien, de même que la moto.

un peu de change et un tour au bazar local qui lui aussi mérite le détour.

Le bazar

En Afrique, on appellerait cet endroit de la ville le Souk. On y retrouve de tout, et avant tout un secteur « mécanique » comme je les aime.

Mais le reste du bazar est aussi typique, mélangeant des boutiques de fringues, de produits d’alimentation, de quincaillerie, tissus, téléphone. Le plus étonnant est de trouver dans une seule boutique tous ces produits, sans aucune forme de logique, ou alors celle-ci m’échappe.Bref, on ne s’ennuie pas dans le « bazar  » qui mérite mieux que jamais son nom.

4 juillet Tosontsengel – Tsertserleg

Enfin nous pouvons prendre un semblant de petit déjeuner avant le départ d’une longue étape de 360 km qui doit nous permettre de regagner une ville plus importante. Ce ne sont pas les richesses architecturales qui nous attirent dans les villes, mais, il faut le reconnaître, la recherche d’un minimum de confort. Quand je dis confort, ce n’est qu’à minima de quoi se laver, notamment après les épisodes de pistes et gamelles, de manger autre chose que de la « soupe » bizarre et récupérer. Les motos ont bien donné et en récompense, nous leur avons offert une petite remise en forme des chaînes, débarrassées de leurs gangues de sable.Les pneus semblent bien tenir le coût et ce sera en préventif que je changerai l’arrière à UB.La piste s’est transformée en route, et les kilomètres s’enchaînent dans un paysage d’altitude où nous retrouvons des arbres, c’est beau aussi les arbres 😁. Sur le bord de la route, à chaque arrêt, les autochtones s’arrêtent pour poser en photo. Mais, les rencontrer à 9 h du matin, dans un état pour le moins alcoolisé, ne rassure pas vraiment.La moyenne n’est pas forcement terrible, faute à ce décors qui nous impose arrêts sur arrêts.200 kilomètres en 3 h, nous avions perdu ce rythme. Mais la pendule interne est toujours présente et à 13 h, en passant devant un gourbit local, il faut manger.Le régal ne fût pas à la hauteur de mon attente. Pour la première fois, je n’ai pas fini mon auge. Mais la rencontre des petiots du coin valait bien cet arrêt.La remise en route a été plus dure pour JeanYves, qui est reparti … dans le sens d’où nous venions. Bilan 100 km de plus pour lui, mais il aime bien rouler seul. 😎

Deux heures plus tard, Patrick et moi arrivons à la guesthouse visée comme étape. Nickel ! Propre, sereine, reposante. https://www.fairfield.mn/

Demain : Stand by, pognon et visite de la ville.

26 et 27 juin la marche mongole

Deux jours denses pendant lesquels je n’ai pas eu le temps d’écrire. Nous avons traversé la partie russe de l’Altai par des routes absolument superbes tant au point de vue qualité de roulage, de plaisir de conduite (enfin) que de paysage. La neige des jours précédents a recouvert les sommets et le cadre est absolument magnifique. Jai hâte de visionner les images de la gopro mais pour vous les transmettre il faudra attendre.

Les bonhommes vont bien. Nous avons adopté un lyonnais depuis quelques jours, Patrick, que vous avez sans doute vu sur les images de la page Facebook de Jean Yves ou sur la mienne. C’est un bon, agréable, et au top sur sa 1000 bmw, sportive de 160 cv, machine vraiment peu adaptée à l’exercice mais preuve est faite que c’est bien le pilote qui fait la différence, quand la mécanique fonctionne. Dans le groupe des monos, la Yamaha de Jo a des humeurs mais tient le coup. Le passage des cols est parfois délicat, réglage trop riche et essence bizarre expliquent bien le problème. Mais avec un peu de patience, elle continue d’avancer, bravo Jo.

Le passage de la frontière Russie Mongolie a été folklorique… 6 heures environ alors que, pour la première fois, nous n’avons pas eu à démonter les bagages et qu’il n’y avait vraiment pas de monde en attente. A si, une trouille chez les russes qui nous demandaient un « papier » que nous avions enfoui depuis 3 semaines au fond de toute la paperasse accumulée depuis le début des pays en Stan pour nous laisser sortir.

Attention aux heures et jours d’ouverture

20 km de no-mans land séparent les 2 frontières au travers d’une vallée au gazon juste tondu ou quasiment rien ne bouge, une sensation étrange de n’être nulle part. Et c’est l’arrivée à la grille d’entrée Mongole où il faut ‘désinfecter » la moto…enfin surtout verser 50 roubles pour obtenir un papier de 3 par 4 dont on se demande à quoi il peut bien servir. Et commence alors un exercice de remplissage de questionnaire parfois opaque qui récapitule pas mal des infos données lors de la demande de visa. Au bout d’une heure à sécher au soleil car nous n’étions pas raccord avec l’horaire d’ouverture de la frontière (fermée de 13 à 14), la grille s’ouvre et c’est la ruée vers la douane. Si tout est hyper organisé côté russe, en Mongolie c’est plus la loi de la demmerde qui règne. A ce jeu là, lorsque l’on découvre, on se fait vite déborder par les familles locales. Les différents comptoirs s’enchaînent, un vrai-casse tête pour savoir à quoi ils correspondent et où tous les petits bouts de papier récupérés ici et là deviennent importants pour progresser vers la porte de sortie. Bref, entre l’arrivée à la première étape russe et le portail d’entrée en Mongolie, nous y aurons passé 6 heures. Mais il faut encore trouver une assurance pour rouler en Mongolie… Cette fois, en 10 mn, l’affaire est réglée à la sortie, mais j’ai bien l’impression que le tarif n’a pas été le plus compétitif du marché. Visiblement il est possible d’optimiser à Olgii.

La « route » qui suit n’est pas la même que celle construite en Russie. Dès la fin du nomensland l’enrobe avait disparu et la piste pris sa place. 30 km de piste gravier, agrémentée d’une bonne partie en tôle ondulée suivent l’entrée en Mongolie. Ca réveille les réflexes mais sincèrement je n’apprécie pas trop le jeu après cette journée passée à attendre debout, parfois en plein soleil. Olgii n’est pas loin, 90 km, mais l’envie n’y est pas. On est en Mongolie bordel ! Plus d’échéances de frontières ! Take your time, man ! Et le paysage est sublime, une invitation au bivouac… Mais Jean Yves est parti devant et ne va pas comprendre… Tant bien que mal, nous nous remettons en route, heureusement rapidement revenue à l’enrobe

L’embarras du choix pour planter
A s’en frotter les yeux…

Nous atteignons Olgii rapidement et un hôtel yourte ou nous décidons de passer 2 nuits. Super restaurant où l’on va faire la fête. VIVE NOUS !